Les malheurs du RSA

Le RSA est entré en application, voilà tout juste un an. Curieusement, tous les salariés pouvant prétendre à son versement, en complément d’une activité salarié faiblement rémunérée, ne l’ont pas fait : environ 1 bénéficiaire potentiel sur 4. Pour comprendre ce décalage, le département des Pyrénées atlantiques a fait procéder à un sondage téléphonique auprès des populations concernées. Parmi les explications obtenues, sont évoqués pêle-mêle : un manque d’information, l’obligation de remplir un fastidieux formulaire de six pages, tous les trimestres pour un complément d’en moyenne seulement 50 € ou encore l’intrusion de la CAF dans la gestion du patrimoine, les livrets A et plans d’épargne logement des conjoints et des enfants devant être vérifiés. Pour 25 % de personnes consultées, il y a un refus net et par principe, de faire une demande. Rapporté à l’échelle nationale, ce chiffre représente un demi million. La raison principale mise en avant renvoie à la crainte d’être assimilé au statut d’assisté. Les campagnes de dénigrement de rmistes « fraudeurs » considérés peu ou prou comme des fainéants ou des profiteurs ont laissé des traces. Mélanger les revenus du travail avec ceux de la solidarité semble constituer, pour un certain nombre de salariés, une atteinte à leur dignité et à leur identité sociale. Il y aurait donc un coût psychique insupportable à se reconnaître et à demander à être identifié, comme travailleur pauvre ayant besoin des aides sociales.

 

Jacques Trémintin – LIEN SOCIAL ■ n°975 ■ 03/06/2010

 

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Depuis la loi du 18 décembre 1998 relative à l’accès au droit et à la résolution amiable des conflits, chaque département doit disposer d’un Conseil départemental de l’accès au droit (CDAD). Certains n’existent encore que sur le papier, quand d’autres ont pris une place centrale dans un large dispositif associant étroitement professionnels du droit, auxiliaires de justice, collectivités locales et...
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Pourquoi il ne faut pas rater « Je verrai toujours vos visages »
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Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


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« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

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