La connerie est la chose du monde la mieux partagée

Situation banale * : les pompiers interviennent auprès d’un conducteur de scooter victime d’un accident de la circulation, suivis de près par la police. Ce qui l’est moins, c’est que la chef de la patrouille demande au blessé, gisant au sol, de lui présenter les papiers de son véhicule. Souffrant de 14 fractures dont une à l’épaule, l’homme ne peut atteindre son portefeuille. Qu’à cela ne tienne, la brave policière lui fait souffler dans le ballon. Immobilisé dans une coque rigide et perfusé, le blessé est invité, avant de prendre le chemin de l’hôpital à signer son procès verbal qu’il griffonne au jugé. Ce qui lui vaut de recevoir quelques temps après, trois contraventions pour ne pas avoir été en mesure de présenter immédiatement 1) son permis, 2) sa carte grise et 3) son assurance. La procédure, c’est la procédure. La loi, c’est la loi. Dans la police, on l’applique sans barguigner. Je vois d’ici mon lecteur éducateur, s’esclaffer et s’indigner… Le numéro 970 de Lien Social rapportait l’exemple d’un CHRS refusant au fils d’une résidente de fréquenter son club de foot (parce que l’entraînement se terminait à 21h30 et que les portes du foyer fermaient à 21h00) et d’être hébergé ponctuellement dans une famille amie (le lit devant être occupé tous les soirs). L’application stricte et rigide d’un règlement, hors de toute humanité, peut aboutir à des aberrations d’une stupidité affligeante, et ce que l’on soit flic ou éduc ! 

 

* Canard Enchaîné du 14 avril 2010

Jacques Trémintin – LIEN SOCIAL ■ n°974 ■ 27/05/2010

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
Mineurs errants - Bordeaux (33)
Comment répondre aux jeunes qui ne demandent rien ? Proposer un accueil minimal répondant aux besoins primaires : on connaît de tels dispositifs pour certaines catégories d’adultes. A bordeaux, un centre de jour va ouvrir à destination des mineurs errants. Reportage. Les intervenants en toxicomanie ont compris depuis quelques années déjà l’intérêt de proposer des espaces dits à « bas seuil ...
Aniane, base de plein-air
Aniane : du bagne d’enfants à la base de plein-air Aniane : les férus d’histoire de l’enfance en difficulté connaissent de nom, ce gros bourg de l’Hérault célèbre pour son bagne d’enfants. Des générations de détenus se sont succédés pendant près de 150 ans dans ce lieu chargé d’émotion.A l’origine, il y a une Abbaye de 10 hectares créée au VII ème siècle par Saint Benoît. Ce qui va devenir la...
Sillage au Maroc
Violences faites aux mineurs : un enfant peut-il mentir ? Il est toujours plus confortable de s’enfermer dans des certitudes que de réagir avec prudence au cas par cas. C’est pourtant le meilleur moyen de se tromper. Nous sommes dans le sud marocain, le 17 avril dernier. Francis se confie à son éducateur : il a été violé le matin même. Le guide qui les accompagne chaque jour depuis deux semaines pour ...
Lieu de vie - Les Alizés : 10 ans déjà
Les lieux de vie sont souvent créés et animés par des personnalités qui ont connu un itinéraire atypique. A preuve « Les Alizés », dont le mode de fonctionnement doit beaucoup au charisme de son fondateur. Quand Patrick Tesson crée son lieu de vie, il décide de l’appeler « les Alizés ». Marin, il veut que cette nouvelle structure progresse comme le font les bateaux sous l’impulsion de ces vents...
Travailler en réseau : Le ROC
Travailler en réseau dans l’observation Une collaboration entre professionnels qui pouvait sembler difficile à concrétiser s’est pourtant réalisée en Loire Atlantique, ouvrant de nouvelles perspectives dans les modalités d’intervention. Le constat est récurrent : si certains jeunes trouvent une réponse à leurs troubles dans les services de psychiatrie, si d’autres encore bénéficient des services proposés...
Théatre "L'Envol" (85)
Quand une troupe de théâtre prend son envol L’intérêt du théâtre n’est plus à démontrer pour les enfants, comme pour les adultes qu’ils soient valides ou porteurs de handicap. Démonstration avec la troupe de l’Envol. Une ADAPEI(1), comme il en existe dans de nombreux départements. Une structure d’hébergement pour adultes avec handicap mental, comme on en trouve partout. Un professionnel comme il y...


Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


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« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

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