Un monde à l’envers

Depuis 2008, les 61.000 élèves éducateurs et assistants de service social que compte notre pays peuvent prétendre à une gratification mensuelle de 417 €, pour tout stage de plus de trois mois. Cette indemnisation est d’autant plus justifiée que nombre d’établissements et de services les intègrent dans leur planning des tours de service. Le coût de cet accueil pour les 35.000 structures du secteur se monte à environ 20 millions d’Euros. C’est conséquent, mais infiniment moins que s’il fallait recruter des salariés pour les remplacer. Pour autant, tous les financeurs ne jouent pas le jeu pour budgéter cette dépense supplémentaire et tous les employeurs ne font pas non plus l’effort nécessaire, préférant profiter, à bon compte, d’une main d’œuvre gratuite. Résultats : les stages sont de plus en plus difficiles à trouver. Pour remédier à cette situation, le gouvernement n’a rien trouvé de plus intelligent que de faire voter une loi … supprimant cette gratification. On marche totalement sur la tête : ce ne sont pas les mauvais payeurs que l’on contraint à s’exécuter, mais les créanciers que l’on prive de leurs dus ! Un peu comme si, pour favoriser le travail des personnes handicapées ou des chômeurs de longue durée, on proposait aux entreprises de les employer gratuitement. Un tel cynisme atteint un degré de stupidité autant affligeant que révoltant. A quand une décision de l’État renonçant à faire payer l’impôt aux contribuables qui refuseraient de le régler ?

 

Jacques Trémintin – LIEN SOCIAL ■ n°973 ■ 20/05/2010

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
Au clair de la rue
On parle souvent des SDF avec pitié et commisération. La chorale qu’ils ont formée à Nantes montre qu’ils peuvent tout autant provoquer du bonheur et de l’admiration. En ce samedi 4 juin, la place Royale à Nantes est le lieu choisi par Amnesty International pour fêter les 50 ans de sa création, en 1961. Parmi les groupes de musique, venus fêter gratuitement l’évènement, il en est un qui a...
Guelamine Faïza - Terrorisme
dans Interviews
« La radicalisation est le symptôme d’une problématique bien plus globale » Faïza Guélamine ne considère pas que la radicalisation constitue une situation spécifique dont la gestion échapperait aux compétences du travail social. A condition, toutefois, qu’on lui donne les moyens d’intervenir en prévention et qu’on n’attende pas de lui la mission impossible d’extraire une pensée radicale d'un...
L’ADEPAPE sur le terrain
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Qu’elles fêtent leur jubilé ou leurs premières années d’existence, les ADEPAPE déploient un précieux savoir-faire. Reportages dans l’est et le sud de la France La création de l’ADEPAPE de Meurthe et Moselle, qui adopta le nom symbolique de Tremplin, remonte à 1946. Mais, elle ne prend vraiment son élan à partir de 1973. L’objectif central qui traverse ses bientôt cinquante années d’existence est le ...
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Le cabinet des horreurs
dans Articles
Dans l’édition du numéro 1295 de Lien Social, Fabienne Padovani, vice-présidente enfance et familles du Conseil département de Loire Atlantique expliquait combien la convention signée avec l’Etat avait permis d’améliorer le dispositif de protection de l’enfance. Ayant bien volontiers donné la parole à cette élue, il semblait légitime d’en faire de même avec les agents placés sous son autorité. Justement, à ...
Sfeir Andrée - Droits de l'enfant
dans Interviews
En progrès, mais peut faire bien mieux Andrée Sfeir est Présidente d’honneur du COFRADE (Conseil Français des Associations pour les Droits de l’Enfant) qui regroupe cinquante associations. Déléguée générale d’Eveil, qui intervient dans les écoles pour sensibiliser les élèves à la citoyenneté, elle est aussi membre de la Commission enfance et adolescence qui a remis son rapport au Président de la ...
Innovation audacieuse : la médiation parent enfant
Le secteur socio-éducatif et médico-social regorge d’expérimentations qui préfigurent le paysage de demain. Illustration avec la médiation parents-enfant lancée par Enfance et famille, une association de Saint Nazaire. Maxime a 16 ans. Il est en conflit avec un père peut-être un peu trop exigeant, pour ne pas dire rigide. Sa mère est la seule à pouvoir encore dialoguer avec lui. Elle est le ...


Mes livres


En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


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En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration


En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 

« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

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du Journal de l’animation : www.jdanimation.fr
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