Le petit reportage

Obtenir un témoignage est parfois une épreuve aléatoire.

Jour J :« Bonjour, je réalise un reportage sur … » « Ne quittez pas je vous passe le service communication » La standardiste avait réagi plus vite que son ombre ! Cette fois-ci, j’eus le loisir de donner plus de détails. « Ah, mais cela ne me concerne pas, je vous passe la bonne personne ». Le laïus renouvelé, la réponse se fit plus précise « je vais vous passer ma collègue qui sera plus au courant que moi ». La charmante dame tombe des nues : elle n’a jamais entendu parler de l’action qui s’étale pourtant dans le journal municipal. « Je vais chercher qui peut le mieux vous répondre » Jour J + 7 : le téléphone sonne. « C’est vous qui cherchez des renseignements sur notre action ? Nous serions très intéressés pour la valoriser. Mais au préalable, je dois contacter le service communication. Je vous rappelle très vite » Jour J + 14 : « bonjour, je reviens vers vous pour l’article » « Ah mais, je l’ai déjà rendu »

Cela ne vous rappelle rien ?

Certes, il est utile que la parole officielle soit centralisée, afin d’éviter son éparpillement. Effectivement, il est pertinent de temporiser, afin d’affiner la recherche du bon interlocuteur. Assurément, la temporalité diffère selon qu’on est journaliste ou une institution. Mais cela fait quand même penser aux « douze travaux d’Astérix » mettant en scène la « maison qui rend fou » où il faut passer de bureau en bureau pour obtenir un formulaire … sans jamais l’obtenir !

 

Jacques TrémintinJournal de l’animation ■ n°241 ■ septembre/octobre 2023

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
Du rêve à la réalité
Quand on est valide, rien de plus simple que de programmer un voyage touristique : catalogues et agences de voyages foisonnent. Quand on est lourdement handicapé, c’est plutôt mission impossible. Pourtant, ce qui relevait jusqu’alors de l’utopie a pu prendre forme, grâce à une association de Saint Nazaire : « du Rêve à la Réalité ». Pour une personne souffrant d’un handicap lourd, la vie est...
Vivre en famille à l'île d'Yeu
Depuis 1976, une maison d'enfants à caractère social propose un accueil atypique de familles monoparentales et de leur(s) enfants, dans un cadre hors norme. Prenez : une île de 23 km² située à vingt kilomètre au large de la Vendée ; un lieu d’accueil permanent pour des familles monoparentales en souffrance ; un centre de vacances de tourisme social ; un centre nautique. Mélangez le tout : vous ...
Le SEMO de Brest (29)
30 années d’articulation entre le milieu ouvert et l’hébergement Répondre au plus près des problématiques d’un public en grand échec, tel était l’objectif du SEMO. Le but a été atteint au-delà des espérances. Mais jusqu’à quand ?Nous sommes en 1983. La justice des mineurs, tout comme le Conseil général sont alors confrontés à un public d’adolescents rétifs aux actions éducatives...
L’auto-école adapté (44)
Jeunesse et avenir : ouvrir la route aux plus fragiles Donner aux personnes porteuses de handicap ou en difficulté sociale la possibilité d’obtenir leur permis de conduire… Beaucoup en ont rêvé. L’association Jeunesse et avenir l’a réalisé. Reportage. C’est en 1991, que le Centre d’Aide par le Travail de l’association « Jeunesse et avenir »1 (devenu, depuis, Établissement et service d’aide par le...
Gardet Mathias - AS/ES
dans Interviews
Rapprochement AS-Educ : ce que l’histoire nous apprend Faut-il un travailleur social unique et un tronc commun de formation ? Ce questionnement n’est pas récent. Il y a cinquante ans déjà, il a mobilisé les professionnels. Où en est le travail social en 1967 ?Ce qu’il y a de notable tout au long des années 1960, c’est l’affirmation de plus en plus forte des éducateurs spécialisés. Après-guerre, ils intervenaient...
L’interculturalité: une voie pour l’intégration
Le débat est farouche pour savoir comment articuler les différentes communautés présentes dans l’hexagone. Lien Social propose trois approches au banc d’essai.La République française ne reconnaît que des citoyens égaux en droits et en obligations renvoyant les spécificités coutumières, religieuses, linguistiques... à la vie privée. Le monde anglo-saxon, quant à lui, fonctionne sur le principe du...


Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


SE PROCURER LE LIVRE


« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

Retrouvez les sites

du Journal de l’animation : www.jdanimation.fr
et de mon collègue et ami Didier Dubasque : www.dubasque.org