Le petit reportage

Obtenir un témoignage est parfois une épreuve aléatoire.

Jour J :« Bonjour, je réalise un reportage sur … » « Ne quittez pas je vous passe le service communication » La standardiste avait réagi plus vite que son ombre ! Cette fois-ci, j’eus le loisir de donner plus de détails. « Ah, mais cela ne me concerne pas, je vous passe la bonne personne ». Le laïus renouvelé, la réponse se fit plus précise « je vais vous passer ma collègue qui sera plus au courant que moi ». La charmante dame tombe des nues : elle n’a jamais entendu parler de l’action qui s’étale pourtant dans le journal municipal. « Je vais chercher qui peut le mieux vous répondre » Jour J + 7 : le téléphone sonne. « C’est vous qui cherchez des renseignements sur notre action ? Nous serions très intéressés pour la valoriser. Mais au préalable, je dois contacter le service communication. Je vous rappelle très vite » Jour J + 14 : « bonjour, je reviens vers vous pour l’article » « Ah mais, je l’ai déjà rendu »

Cela ne vous rappelle rien ?

Certes, il est utile que la parole officielle soit centralisée, afin d’éviter son éparpillement. Effectivement, il est pertinent de temporiser, afin d’affiner la recherche du bon interlocuteur. Assurément, la temporalité diffère selon qu’on est journaliste ou une institution. Mais cela fait quand même penser aux « douze travaux d’Astérix » mettant en scène la « maison qui rend fou » où il faut passer de bureau en bureau pour obtenir un formulaire … sans jamais l’obtenir !

 

Jacques TrémintinJournal de l’animation ■ n°241 ■ septembre/octobre 2023

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
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Le handicap face à l'intime, l'affectif et la sexualité Si l'éducation à la sexualité des publics porteurs de handicap n'est plus un tabou, il y a loin de la coupe aux lèvres. Un petit IME a franchi le pas d'une manière particulièrement originale. L'occasion d'aller y voir de plus près.   A 17 ans, Laurine atteinte de trisomie 21, rencontre bien des difficultés pour communiquer. Il faut parfois ...
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Le centre de Keravel
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Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


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« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

Retrouvez les sites

du Journal de l’animation : www.jdanimation.fr
et de mon collègue et ami Didier Dubasque : www.dubasque.org