Petit soldat ou citoyen éclairé ?

Le budget de l’un représente 280 fois le budget de l’autre… cherchez l’erreur !

Il y a eu 77 973 entrées en formation en 2023, pour 46 239 finalisations en 2022 des trois étapes permettant l’obtention du BAFA. La désaffection est enrayée. Des 54 820 diplômés de 2016, il n’y en avait plus, en effet, que 33 550 en 2021. L’abaissement à 16 ans de l’âge minimal d'entrée en formation (contre 17 auparavant) intervenu en octobre 2022 y est un peu pour quelque chose. La prime de 200 € attribuée à 27 000 jeunes y est pour beaucoup. Les 5,4 millions € consacrés à cette aide sont néanmoins bien loin de la fourchette de 1 à 1,5 milliard projetée pour la généralisation du service national obligatoire.

Changement de paradigme

C’est vrai qu’au BAFA, il n’y a pas de lever des couleurs à 8 heures du matin ; on n’y chante pas la Marseillaise ; on n’y porte pas l'uniforme ; on n’y formate pas la jeunesse à devenir obéissante, disciplinée et soumise aux idéaux patriotiques ; personne n’est contraint de le passer au risque de se voir interdit de se présenter au bac ou au permis de conduire pendant une certaine durée (comme envisagé). Non, le BAFA s’abreuve aux sources de l’éducation populaire et de ses idéaux d’émancipation visant à favoriser l’esprit critique, à promouvoir le pouvoir d’agir et à encourager une solidarité fondée sur la quête de justice sociale (égalité d’accès aux droits) et cognitive (égalité d’accès au savoir). CQFD : ceci explique sans doute cela !

 

Jacques TrémintinJournal de l’animation ■ n°242 ■ novembre/décembre 2023

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
L’auto-école adapté (44)
Jeunesse et avenir : ouvrir la route aux plus fragiles Donner aux personnes porteuses de handicap ou en difficulté sociale la possibilité d’obtenir leur permis de conduire… Beaucoup en ont rêvé. L’association Jeunesse et avenir l’a réalisé. Reportage. C’est en 1991, que le Centre d’Aide par le Travail de l’association « Jeunesse et avenir »1 (devenu, depuis, Établissement et service d’aide par le...
ASE - D’hier à demain
Mars 2011, l’éducateur a rendez-vous avec Slimane qu’il accompagne en Aide éducative à domicile. Il soutient la famille face à son adolescent un peu « remuant », en utilisant des sanctions excluant les coups et les claques. Ce jour-là, quand il rejoint le jeune dans sa chambre pour superviser ses devoirs scolaires, il constate le cocard que celui-ci arbore à l’œil droit. La médiation pour mettre un ...
Céléguègne Nicolas - Discrimination
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« Face aux préjugés, les jeunes générations sont autant crédules que lucides » Fort de son riche parcours en tant qu’animateur, puis directeur en A.C.M. pendant une vingtaine d’année, formateur BAFA, BAFD, BEATEP, BPJEPS à la Ligue de l’enseignement, formateur d’éducateurs spécialisés, de moniteurs éducateurs ou d’aides médicopsychologiques à l’IMF de Marseille et enseignant au GRETA, Nicolas ...
Pontzeele Sophie - MDPH
dans Interviews
La MDPH est un pivot, non un fournisseur de solutions Entretien avec Sophie Pontzeele, responsable harmonisation des pratiques à la Maison Départementale des Personnes Handicapées du département du Nord (59) La gestion des situations complexes implique que le secteur médico-social et la protection de l’enfance s’engage dans une dynamique partenariale. Quelle relation la MDPH a-t-elle avec la...
Jouer pour ne pas recommencer - La Roche sur Yon (85)
Poser un autre regard sur l’inceste : Accompagner les victimes et les agresseurs L’inceste, ce crime sexuel pas comme les autres, condamne la jeune victime à une triple peine : être agressé, être agressé par un être proche que l’on aime et être rejeté par sa famille, pour avoir révélé ce qu’elle a subi. L’inceste, c’est aussi deux tabous fondateurs qui sont transgressés. Tout d’abord, celui de la...
"Toit à moi" ou comment ne plus rester passif
Un groupe de citoyens vient de démontrer que l’action sociale n’est l’apanage ni des politiques, ni des professionnels. Un exemple à suivre. S’il est un public que l’on peut difficilement ignorer, c’est bien celui des sans domicile fixe qui peuple nos centre villes. Ils se postent à la porte des supérettes ou devant les cabines de paiement des parkings, espérant les quelques pièces de monnaie...


Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


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« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

Retrouvez les sites

du Journal de l’animation : www.jdanimation.fr
et de mon collègue et ami Didier Dubasque : www.dubasque.org