Abus de pouvoir ou famille abusive?

La presse locale s’en fait l’écho : un enfant de 5 ans a brutalement été retiré de sa famille d’accueil à Sorèze, dans le Tarn. Un scénario classique : l’Aide sociale à l’enfance prend une décision de fin de prise en charge, mais se retranche derrière le secret professionnel, pour ne pas avoir à étaler l’histoire de cet enfant, ni d’avoir à se justifier devant l’opinion publique de décisions qui relèvent de réunions de synthèses pluridisciplinaires et non de débats du café du commerce du coin. Deux hypothèses toutefois. Soit, cette famille d’accueil a adopté un comportement peu respectueux de l’intérêt de l’enfant, décidant d’agir unilatéralement, sans tenir compte des orientations décidées collectivement. Soit, l’administration reproduit de vieilles habitudes dignes de l’ancienne DASS consistant à déplacer les enfants à sa guise comme s’ils n’étaient que des ballots de linge sale. Nous ne saurons jamais le fin mot de l’histoire, ne disposant que du seul récit de la famille d’accueil forcément partial. Il n’en reste pas moins qu’il arrive parfois que la protection de l’enfance se fourvoie dans des enjeux de pouvoir, depuis l’intervenant de base (qu’il soit travailleur sociale ou assistant familial) jusqu’aux Directeurs de service. Préséance, lutte d’influence, défense de ses prérogatives ou de son pré carré. La vanité et la présomption n’épargnent pas le social. Mais, c’est toujours l’enfant qui est la première victime à en faire les frais.

 

Jacques Trémintin – LIEN SOCIAL ■ n°947 ■ 29/10/2009

 

 

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
Proximam et IMP - Belgique
« J’habite chez ma mère, à l’IMP » L’expérience belge de “Proximam” - Nos voisins belges nous ont habitué à faire preuve de beaucoup de créativité, en faisant fonctionner des expériences souvent innovantes. Nouvelle illustration : ce travail d’accompagnement à la parentalité déficiente, produit d’un partenariat exemplaire. Au départ, il y a deux établissements que rien ne prédisposait à...
Solidaire du chocolat - Saint Nazaire/Progreso
Naviguer pour partager Le dimanche 11 mars était donné le coup d’envoi de la seconde édition de la Solidaire du chocolat. Une course transatlantique de plus ? Pas tout à fait, tant le partage est au coeur de cette aventure peu ordinaire. Explications. Une solitaire à la voile, une association d’aide aux SDF et des élèves de CM2. Quoi de plus improbable que d’imaginer une rencontre entre ces...
Consultation professionnelle anonyme - 49
S.O.S. Professionnels en difficulté La confrontation aux situations de maltraitance est toujours une épreuve difficile. Que faire quand médecin, professeur, travailleuse familiale, travailleur social …on est confronté à la nécessité d’un signalement et qu’on hésite, qu’on se pose des questions, qu’on a peur d’agir et encore plus de ne rien faire ? Pour celles et ceux qui travaillent en ...
Handi Cap
Fixer la route vers le Handi Cap La navigation de croisière revient déjà cher quand on est valide. Mais, quand on souffre de handicap, ce n’est même pas la peine d’y penser. Et pourtant le rêve est devenu réalité...pour une poignée de privilégiés aujourd’hui...qui seront bien plus nombreux, demain ? Il est 9h 15 en ce samedi 14 septembre, quand une trentaine de personnes se retrouvent au PC...
La lutte contre le séparatisme, à la sauce Macron
En tirant à la chevrotine, Emmanuel Macron atteint bien au-delà de ce qu’il vise. Une fois de plus, il s’attaque aux conséquences et non à la source de l’extrémisme islamiste. La première cible visée, ce sont les établissements hors contrat de l’Education nationale qui seraient sous la coupe d’intégristes religieux. Ces écoles sont aujourd’hui au nombre de 1 700 et scolarisent 85 000 enfants (dont ...
Sillage Journal de bord
Lundi 22 avril: Le groupe qui avait fait en partie connaissance lors de l’après-midi de présentation du bateau se retrouve à pied d’oeuvre. Derniers préparatifs avant le départ: on charge les affaires en les calant bien après s’être réparti dans les cabines. Alain, le skipper rappelle les consignes de navigation et de sécurité. Sous les sourires percent les inquiétudes des uns (« et si quelqu’un tombe ...


Mes livres


En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


SE PROCURER LE LIVRE




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration


En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 

« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

Retrouvez les sites

du Journal de l’animation : www.jdanimation.fr
et de mon collègue et ami Didier Dubasque : www.dubasque.org