Radotages

Chez les journalistes, on appelle ça des marronniers. Ce sont des sujets qu’on pense vendeurs et qui sont resservis régulièrement (salaire des cadres, prix de l’immobilier…).
Nos gouvernants semblent avoir bien intégré cet usage. Cela a commencé par l’apprentissage de notre hymne national à l’école. Ca, ça marche super fort : selon un sondage Ifop, 77% des français y seraient favorables. Flatter le nationalisme, en période de crise, c’est quand même une vieille recette. "La Marseillaise même en reggae / ça m'a toujours fait dégueuler" dit Renaud dans une de ses chansons. Besson lui, c’est le contraire : ça le fait triper. Chacun son truc. Et puis, il y a eu « couvre-feux pour les mineurs délinquants : le retour II ». Cela faisait longtemps ! Si l’on en croit notre ci-devant ministre de l’intérieur Brice Hortefeux, les délinquants sont de plus en plus jeunes. Depuis le temps qu’on nous l’annonce, ce rajeunissement, on aurait du voir des braqueurs en couche culotte ! Et puis revoilà le contrat de responsabilité parentale, tombé en désuétude depuis son adoption en 2006 et qu’on voudrait réactiver. Pendant qu’on occupe la galerie, on peut faire des sales coups en douce : les députés viennent de supprimer au 31 décembre 2009 le financement par l’Etat du dispositif Versini de protection de l’enfance qui permettait d’intervenir auprès des mineurs étrangers isolés. Ces jeunes risquent de se retrouver à la rue ? Peu importe, du moment qu’ils sachent chanter la Marseillaise.

 

Jacques Trémintin – LIEN SOCIAL ■ n°951 ■ 26/11/2009

 

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
Le SEMO
Entre AEMO et internat, un dispositif original : le SEMO Il arrive parfois que la situation d’une famille soit trop dégradée pour qu’une simple aide éducative soit suffisante, mais pas assez pour qu’un placement soit nécessaire. Et pourtant le seul choix se situe entre ces deux solutions, au risque d’agir trop fort... ou pas assez. D’autres solutions sont pourtant possibles. Les SEMO du ...
"Toit à moi" ou comment ne plus rester passif
Un groupe de citoyens vient de démontrer que l’action sociale n’est l’apanage ni des politiques, ni des professionnels. Un exemple à suivre. S’il est un public que l’on peut difficilement ignorer, c’est bien celui des sans domicile fixe qui peuple nos centre villes. Ils se postent à la porte des supérettes ou devant les cabines de paiement des parkings, espérant les quelques pièces de monnaie...
SAFA (29)
Le SAFA : Un filet de sécurité aux mailles resserrées Intervenir intensivement dans les familles pour soutenir la parentalité : telle est la mission menée à bien par un service récent, fonctionnant sur le nord Finistère.Quand le Conseil départemental du Finistère lance un appel à projet, en vue de la création d’un service d’AEMO à moyens renforcés, la Sauvegarde de l’enfance répond au cahier des...
CAT et Collège - Châteaubriant (44)
Se comprendre pour mieux s’accepter N’y a-t-il rien de plus improbable que la rencontre d’élèves de collège et de travailleurs handicapés ? La (re)connaissance mutuelle qui permet de se respecter : beaucoup en rêvent un CAT et un collège de Châteaubriant l’ont réalisé. Reportage. Le choix, qui a été fait historiquement par notre pays, de spécialiser l’éducation donnée aux enfants porteurs de ...
De la radicalisation au terrorisme : Du partage à l’exclusion
dans Articles
Dans notre démocratie, rien n’interdit de croire en un Dieu ni de le blasphémer. Par contre, être agressé pour avoir exercé l’une ou l’autre de ces libertés est lourdement condamné. Car, ce qui fonde le lien social qui nous fait vivre ensemble, c’est la cohabitation des convictions religieuses, politiques ou philosophiques qui peuvent débattre, voire s’affronter, mais dans le respect de la loi ...
ANIMAJE : la réussite à taille humaine
Une petite association au cœur du vignoble nantais est devenue incontournable. La qualité de son implantation, la réputation de professionnalisme de ses intervenants et la large adhésion de son public sont les principaux ingrédients de son succès. Ils sont près d’une quinzaine de professionnels réunis ce matin-là. A l’ordre du jour de la rencontre hebdomadaire, les réunions qui se sont tenues le ...


Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


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« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

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du Journal de l’animation : www.jdanimation.fr
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