On ne passe pas

Plusieurs milliers de femmes yéménites ont protesté le 21 mars, contre un projet fixant l'âge minimum du mariage à 17 ans. Recouvertes du voile intégral et brandissant le Coran, elles ont revendiqué l’application de la loi islamique qui autorise des unions avec des petites filles de 8 ou 9 ans ! On croit rêver. Cette terrible actualité met en perspective le décret signé début février, portant refus de la naturalisation d’un intégriste musulman qui contraignait sa femme à porter la burqa. Cette décision a été validée par le Conseil d’État qui a dénoncé son « /attitude discriminatoire vis-à-vis des femmes, allant jusqu'à refuser de leur serrer la main et à préconiser une séparation des garçons et des filles, y compris, au foyer, des frères et des sœurs, dès leur plus jeune âge/ ». Ce décret a été signé par Éric Besson, le même qui a endossé, toute honte bue, les oripeaux du ministre de l’identité nationale et qui s’honore d’atteindre les quotas d’expulsions de sans papiers. Je l’affirme ici : Éric Besson a eu raison. Ce n’est pas parce qu’il affirme qu’une vache possède quatre pattes, que je vais le contester, en affirmant qu’elle en a cinq. Je n’ai aucune fierté particulière à arborer la nationalité française. Mais, j’avoue que j’aurais eu honte de ce pays, s’il avait fait sien ce triste sire. On connaît tous les dégâts produits par la ségrégation et le sexisme. Pas mal de mes compatriotes en croquent peu ou prou. Ce n’est peut-être pas la peine d’en rajouter un !

Jacques Trémintin – LIEN SOCIAL ■ n°967 ■ 01/04/2010

 

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
Qu’en sera-t-il demain ?
Voilà le texte de mon intervention lors de la « Conférence du confiné » diffusée le mercredi 29 avril 2020et visible ICI Qu’en sera-t-il demain ? Avant de parler de l’après épidémie, il est important de rappeler l’avant. Je vous propose de faire un bon en arrière de quarante ans et de nous remémorer ce qui s’est passé dans les années 1980. A l’issue de la crise pétrolières et industrielles qui ...
Vaginay Denis - Sexualité des handicapés
dans Interviews
Vivre une sexualité de droit commun Denis Vaginay en appelle à un vécu ordinaire de la sexualité chez les personnes avec handicap. Est-ce aux familles de se charger de l'éducation sexuelle de leurs enfants porteurs de handicap, comme on l'entend si souvent affirmer ?De fait, beaucoup de familles se sentent très mal à l'aise. Mais, les enfants sont tout autant gênés d'entendre leurs parents leur...
"Toit à moi" ou comment ne plus rester passif
Un groupe de citoyens vient de démontrer que l’action sociale n’est l’apanage ni des politiques, ni des professionnels. Un exemple à suivre. S’il est un public que l’on peut difficilement ignorer, c’est bien celui des sans domicile fixe qui peuple nos centre villes. Ils se postent à la porte des supérettes ou devant les cabines de paiement des parkings, espérant les quelques pièces de monnaie...
La contention en éducation spécialisée
Atteinte à la liberté ou protection ? Si la possibilité de contention en psychiatrie a récemment été reconnue par la loi, il n’en va pas de même pour le secteur socio-éducatif qui ne bénéficie que de préconisations éthiques. État des lieux.  L’audience dans le bureau du juge des enfants avait bien débuté. L’adolescent était calmement assis à côté de sa mère. Un moment de frustration insupportable...
Sillage au Maroc
Violences faites aux mineurs : un enfant peut-il mentir ? Il est toujours plus confortable de s’enfermer dans des certitudes que de réagir avec prudence au cas par cas. C’est pourtant le meilleur moyen de se tromper. Nous sommes dans le sud marocain, le 17 avril dernier. Francis se confie à son éducateur : il a été violé le matin même. Le guide qui les accompagne chaque jour depuis deux semaines pour ...
Handistar 2002 - Carentoir (56)
L’été est propice aux festivals qui ont poussé à travers toute la France comme les champignons après l’orage. Le secteur du travail protégé sait aussi faire la fête : la Ferme du Monde vient de le démontrer. Avril 1996 : le parc de la Ferme du Monde ouvrait ses portes. Janvier 1997, Lien social (n°379) racontait l’histoire de ce CAT du Bois Jumel à Carentoir (56) à qui, une riche veuve avait ...


Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


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« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

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du Journal de l’animation : www.jdanimation.fr
et de mon collègue et ami Didier Dubasque : www.dubasque.org