République bananière

Il y a d’abord eu la prise de position d’Henri Guaino, secrétaire général de l’Elysée martelant que « le métier d'enseignant n'est pas une profession libérale » mais bien « une profession de fonctionnaire » et qu’à ce titre la lecture de l’ultime lettre rédigée par Guy Moquet, avant d’être fusillé, n’était pas une option, mais une obligation. En résumé, on devait commémorer un acte de résistance au gouvernement par un acte de soumission passive à un autre gouvernement. Superbe paradoxe. Puis, il y a eu le coup de colère d’Eric Raoult, député UMP contre Marie Ndiay, qui aurait du se soumettre  à un « devoir de réserve » en tant que romancière postulante au prix Goncourt, au lieu de s’étaler dans la presse contre notre Président de la République. Crime de lèse majesté ! Elle aurait du s’inspirer de Thierry Solers, vice-Président du Conseil général des Haut de Seine, qui s’émerveilla du talent exceptionnel de Jean Sarkozy en évoquant l’héritage génétique : le fils d’un génie politique ne peut qu’être particulièrement doué. Enfin, voilà que Jacques Myard, député UMP des Yvelines en appelle à « nationaliser internet », revendiquant d’« avoir la capacité de mieux la maîtriser, les chinois l’ont fait ». Rappelons que la Chine a mis au point un système de censure tout à fait efficace, 30.000 cyber policiers épiant ce qui se passent sur la toile et emprisonnent ceux qui s’éloignent de la ligne officielle. Il n’y a pas de doute, la démocratie est en de bonnes mains.

 

Jacques Trémintin – LIEN SOCIAL ■ n°968 ■ 08/04/2010

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
Croisière Pen-Bron
15ème édition Samedi 20 juin 1998 : pour la quinzième année consécutive, les skippers se retrouvent dans la salle de spectacle du Centre de Réadaptation Fonctionnelle de Pen Bron. Au tout début de cette aventure, ils étaient une quinzaine. A l ‘initiative du directeur de l’établissement, le Docteur Moutet, ils avaient accepté d’embarquer à leur bord pour une croisière de 48 heures les enfants, ...
Le Muscadier
La maison d’Edition qui éveille les consciences Contrairement à ce que l’on pense souvent, les jeunes ne boudent pas la lecture : en 2018, 86 % des 15/25 ans avaient lu au moins treize livres dans les douze mois précédents. Une maison d’édition atypique leur propose des récits dont les intrigues garantissent évasion et suspense, tout en leur permettant de réfléchir.   Rien ne s’est passé comme ...
Duques-Delacoult Charlyne - La littérature jeunesse
dans Interviews
La littérature jeunesse au service du travail social Quand on est éducatrice, on sait comment parler aux enfants. Mais réussir à écrire des livres pour eux n’est pas forcément facile. Pari réussi pour Charlyne Duques-Delacoult qui s’y est essayé avec succès. Quel est votre parcours professionnel ? J’ai obtenu mon diplôme d’éducatrice spécialisée en 2015. J’ai ensuite travaillé en foyer d’accueil ...
La souffrance d’une victime
dans Articles
Il est des témoignages que l’on doit accueillir avec humilité et respect. Celui de Bruno Questel en fait partie. D’une voix hésitante, le visage ravagé par la souffrance, son émotion risquant à tout moment de le submerger, il se refuse à détailler ce qu’il a subi à 11 ans de la part d’un ami de ses parents. Il a voulu à 40 ans de distance parler « pour toutes celles et tous ceux qui subissent ». S'il a ...
Duhamel Pierre - Savoir expérientiel
dans Interviews
Le savoir expérientiel est-il légitime ? Enfant placé, puis travailleur social, Pierre Duhamel est aujourd’hui formateur dans le social. Cet itinéraire qu’il décrit dans son livre « le bal des aimants », Lien Social a voulu mieux le connaître, avec comme question sous-jacente : comment travailler en protection de l’enfance quand on a été soi-même maltraité et placé en foyer pendant dix ans ? ...
Un séjour de rupture en France? L’exemple des Gentianes (74)
Vers où orienter, pour quelques semaines, un jeune en pleine crise, afin qu’il s’apaise ? Combien d’équipes ne se posent-elles pas cette question, régulièrement, sans avoir de réponse. Un établissement propose cette solution, mais est bien trop seul à le faire. On a pris l’habitude de limiter le principe du séjour de rupture au départ vers des contrées étrangères qui rompt avec le mode de vie ...


Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


SE PROCURER LE LIVRE


« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

Retrouvez les sites

du Journal de l’animation : www.jdanimation.fr
et de mon collègue et ami Didier Dubasque : www.dubasque.org