République bananière

Il y a d’abord eu la prise de position d’Henri Guaino, secrétaire général de l’Elysée martelant que « le métier d'enseignant n'est pas une profession libérale » mais bien « une profession de fonctionnaire » et qu’à ce titre la lecture de l’ultime lettre rédigée par Guy Moquet, avant d’être fusillé, n’était pas une option, mais une obligation. En résumé, on devait commémorer un acte de résistance au gouvernement par un acte de soumission passive à un autre gouvernement. Superbe paradoxe. Puis, il y a eu le coup de colère d’Eric Raoult, député UMP contre Marie Ndiay, qui aurait du se soumettre  à un « devoir de réserve » en tant que romancière postulante au prix Goncourt, au lieu de s’étaler dans la presse contre notre Président de la République. Crime de lèse majesté ! Elle aurait du s’inspirer de Thierry Solers, vice-Président du Conseil général des Haut de Seine, qui s’émerveilla du talent exceptionnel de Jean Sarkozy en évoquant l’héritage génétique : le fils d’un génie politique ne peut qu’être particulièrement doué. Enfin, voilà que Jacques Myard, député UMP des Yvelines en appelle à « nationaliser internet », revendiquant d’« avoir la capacité de mieux la maîtriser, les chinois l’ont fait ». Rappelons que la Chine a mis au point un système de censure tout à fait efficace, 30.000 cyber policiers épiant ce qui se passent sur la toile et emprisonnent ceux qui s’éloignent de la ligne officielle. Il n’y a pas de doute, la démocratie est en de bonnes mains.

 

Jacques Trémintin – LIEN SOCIAL ■ n°968 ■ 08/04/2010

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
Dur, dur, d’être Directeur
Il arrive aux meilleurs de connaître des revers de destinée. La mauvaise passe traversée par Pascal Vivet ne l’empêche pas de garder un regard critique sur les mutations en cours. On connaissait le Pascal Vivet, coauteur avec Stanislas Tomkiewicz du célèbre « Aimez mal et châtiez bien », premier ouvrage à dénoncer en 1991 les maltraitances institutionnelles (à une époque où cela n’était pas encore ...
Mineurs errants - Bordeaux (33)
Comment répondre aux jeunes qui ne demandent rien ? Proposer un accueil minimal répondant aux besoins primaires : on connaît de tels dispositifs pour certaines catégories d’adultes. A bordeaux, un centre de jour va ouvrir à destination des mineurs errants. Reportage. Les intervenants en toxicomanie ont compris depuis quelques années déjà l’intérêt de proposer des espaces dits à « bas seuil ...
Combattre l’arbitraire
L’action des forces de l’ordre, ce sont 2 300 blessés, pendant le mouvement des gilets jaunes. Ce sont aussi ces contrôles au faciès (vingt fois plus fréquents, quand on est noir ou d’origine maghrébine). Ce sont tous ces morts par étouffement ou autre. C’est le racisme qui mine une profession votant à 67 % Le Pen. Mais, ce sont aussi ces gendarmes qui accueillent avec bienveillance la petite ...
Objectif familles - Trappes (78)
Ou comment se donner les moyens de l’insertion Un suivi approfondi et intense des familles bénéficiaires du RMI : nombreux sont les travailleurs sociaux qui pensent que c’est là l’une des meilleures façons de procéder pour permettre aux usagers de sortir du dispositif, en réussissant à s’insérer. Et pourtant, chaque intervenant cumule un nombre bien trop important de suivis ne lui permettant pas de ...
Former des animateurs au temps du repas
Préparer des animateurs à l’encadrement d’enfants sur le temps du repas de midi n’est guère courant. Face aux besoins émergents, une initiative a été prise fin 2022 qui devrait se pérenniser et pourrait bien inspirer d’autres associations. Dédiée d’abord aux colonies de vacances organisées par des municipalités ou comités d’entreprise pendant le mois d’été où les parents travaillaient, puis ...
Sillage réinsertion sociale
La délinquance est-elle soluble dans la mer ? Le milieu carcéral constitue un monde à part. Lieu d’enfermement, sa valeur éducative est des plus limitées et ses effets pervers bien trop fréquents. C’est pourquoi nombreux sont celles et ceux qui aspirent à lui trouver des alternatives. Que ce soient les Travaux d’Intérêt Général ou la Médiation Pénale, la réparation de la faute commise y trouve ...


Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


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« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

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du Journal de l’animation : www.jdanimation.fr
et de mon collègue et ami Didier Dubasque : www.dubasque.org