République bananière

Il y a d’abord eu la prise de position d’Henri Guaino, secrétaire général de l’Elysée martelant que « le métier d'enseignant n'est pas une profession libérale » mais bien « une profession de fonctionnaire » et qu’à ce titre la lecture de l’ultime lettre rédigée par Guy Moquet, avant d’être fusillé, n’était pas une option, mais une obligation. En résumé, on devait commémorer un acte de résistance au gouvernement par un acte de soumission passive à un autre gouvernement. Superbe paradoxe. Puis, il y a eu le coup de colère d’Eric Raoult, député UMP contre Marie Ndiay, qui aurait du se soumettre  à un « devoir de réserve » en tant que romancière postulante au prix Goncourt, au lieu de s’étaler dans la presse contre notre Président de la République. Crime de lèse majesté ! Elle aurait du s’inspirer de Thierry Solers, vice-Président du Conseil général des Haut de Seine, qui s’émerveilla du talent exceptionnel de Jean Sarkozy en évoquant l’héritage génétique : le fils d’un génie politique ne peut qu’être particulièrement doué. Enfin, voilà que Jacques Myard, député UMP des Yvelines en appelle à « nationaliser internet », revendiquant d’« avoir la capacité de mieux la maîtriser, les chinois l’ont fait ». Rappelons que la Chine a mis au point un système de censure tout à fait efficace, 30.000 cyber policiers épiant ce qui se passent sur la toile et emprisonnent ceux qui s’éloignent de la ligne officielle. Il n’y a pas de doute, la démocratie est en de bonnes mains.

 

Jacques Trémintin – LIEN SOCIAL ■ n°968 ■ 08/04/2010

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
"Toit à moi" ou comment ne plus rester passif
Un groupe de citoyens vient de démontrer que l’action sociale n’est l’apanage ni des politiques, ni des professionnels. Un exemple à suivre. S’il est un public que l’on peut difficilement ignorer, c’est bien celui des sans domicile fixe qui peuple nos centre villes. Ils se postent à la porte des supérettes ou devant les cabines de paiement des parkings, espérant les quelques pièces de monnaie...
Bon Pasteur: du refuge à l’enfer
Dans la lignée de Saint Vincent de Paul, beaucoup de congrégations religieuses se sont données pour objectif de venir en aide aux enfants en danger. L’ordre de notre dame de la charité, plus connue sous le nom du Bon Pasteur fut, au XXème siècle, l’une des principales institutions à accueillir des filles et des adolescentes en difficulté. La publication d’un recueil de témoignages d’anciennes...
Les Opérations Prévention Eté
L’été sera-t-il chaud ? Jusqu’à la fin des années 70, les seuls dispositifs existants à l’égard de la jeunesse en difficulté se résumaient à l’Aide Sociale à l’Enfance, à l’Education Surveillée devenue en 1990 Protection Judiciaire de la Jeunesse  (ainsi que tout le secteur associatif d’hébergement et de milieu ouvert habilité ASE ou/et Justice), ainsi que les Clubs de Prévention (officiellement ...
Handiclap
Handiclap : de l’intégration par la culture Comment utiliser la culture pour favoriser l’insertion des personnes porteuses de handicap ?Beaucoup s’y sont essayés avec succès. L’exemple du festival Handiclap proposé par l’APAJH 44 en est une nouvelle illustration réunsie. Créée en 1962, l’APAJH s’est surtout fait connaître, pendant ses 40 années d’existence, comme une puissante fédération agissant...
CEF La Rouvellière - 49
 Sortir de la délinquance par l’enfermement : fable ou réalité ? Beaucoup décriés, mais peu étudiés, les Centres éducatifs fermés méritent d’être mieux connus. Que font-ils au quotidien avec ces jeunes muti-réitérants qui ont mis en échec tous les services qui les ont pris en charge ? Peut-on éduquer dans l’enfermement ? Le reportage sur le CEF de La Rouvellière, à Allonnes, près du Mans permet de ...
Quel avenir pour la protection de l’enfance?
dans Articles
Alors que de tous côtés, la faillite menace, les bonnes résolutions restent lettre morte et les mauvais choix constituent une véritable menace. En octobre 2022, Nexem (1) évaluait à 50 000 le nombre de postes à pourvoir sur les 850 000 existants dans le secteur de l’action sociale. L’emploi de salariés non qualifiés ou intérimaires y prend de plus en plus d’importance. Et encore, quand les ...


Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


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« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

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du Journal de l’animation : www.jdanimation.fr
et de mon collègue et ami Didier Dubasque : www.dubasque.org