République bananière

Il y a d’abord eu la prise de position d’Henri Guaino, secrétaire général de l’Elysée martelant que « le métier d'enseignant n'est pas une profession libérale » mais bien « une profession de fonctionnaire » et qu’à ce titre la lecture de l’ultime lettre rédigée par Guy Moquet, avant d’être fusillé, n’était pas une option, mais une obligation. En résumé, on devait commémorer un acte de résistance au gouvernement par un acte de soumission passive à un autre gouvernement. Superbe paradoxe. Puis, il y a eu le coup de colère d’Eric Raoult, député UMP contre Marie Ndiay, qui aurait du se soumettre  à un « devoir de réserve » en tant que romancière postulante au prix Goncourt, au lieu de s’étaler dans la presse contre notre Président de la République. Crime de lèse majesté ! Elle aurait du s’inspirer de Thierry Solers, vice-Président du Conseil général des Haut de Seine, qui s’émerveilla du talent exceptionnel de Jean Sarkozy en évoquant l’héritage génétique : le fils d’un génie politique ne peut qu’être particulièrement doué. Enfin, voilà que Jacques Myard, député UMP des Yvelines en appelle à « nationaliser internet », revendiquant d’« avoir la capacité de mieux la maîtriser, les chinois l’ont fait ». Rappelons que la Chine a mis au point un système de censure tout à fait efficace, 30.000 cyber policiers épiant ce qui se passent sur la toile et emprisonnent ceux qui s’éloignent de la ligne officielle. Il n’y a pas de doute, la démocratie est en de bonnes mains.

 

Jacques Trémintin – LIEN SOCIAL ■ n°968 ■ 08/04/2010

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
Le masque
« La vérité sort plus facilement de l’erreur que de la confusion » Francis Bacon  Dans la file d’attente, ce jeune-homme est le seul à ne pas porter de masque. Le commerçant lui indique l’obligation imposée par la loi de se couvrir le visage. L’impétrant traite aussitôt le vendeur de menteur, affirmant que « le décret n’a pas encore été signé ». On ne peut donc l’y contraindre. Devant ...
Sans Pierre - 50 ans de psychiatrie
dans Interviews
Cinquante ans de psychiatrie au filtre d’un libertaire Pour avoir joué un rôle de pionnier pendant vingt ans, Pierre Sans n’a jamais caché ce qu’il pensait, au risque de se créer des inimitiés. Il nous livre sa vérité sur un parcours qui l’a fait côtoyer le pire comme le meilleur de sa discipline. Quand vous entamez vos études de psychiatre, en 1967, vous découvrez une psychiatrie incroyablement...
Lien familiaux Plein-Sud et SAPMN
Vers le rétablissement des liens familiaux Le dispositif français concernant l’enfance maltraitée s’est notablement étoffé à partir de la loi de 1989. La prise de conscience n’était pas si vieille, puisque c’est au milieu des années 80 qu’on assiste à un début de mobilisation tant des professionnels que de l’opinion publique sur cette question.Depuis, les progrès réalisés sont tout à fait...
Aide aux mineurs Joël Weiss - Paris (75)
Rencontre avec un retraité peu ordinaire La prostitution des adolescents ? C’est un sujet tabou que personne ne veut vraiment vouloir aborder. Policiers, juges, éducateurs semblent impuissants à l’enrayer. Joël Weiss s’est lancé dans cette quête où il semble bien seul aujourd’hui. Récit d’une rencontre. Voilà un homme qui sort du commun. Sans aucune formation, ni reconnaissance officielle, il...
Pourquoi discriminer la pauvreté est devenu un délit
Tenir des propos discriminatoires en raison d’une religion, d’une ethnie ou d’une orientation sexuelle est passible de sanction pénale. Étonnamment, le faire en raison de la pauvreté n’était pas pénalisé. Le combat mené à l’initiative d’ATD Quart Monde vient d’être couronné de succès. « Des enfants interdits de cantine parce que leurs parents sont chômeurs, une famille expulsée d'un musée parce ...
Le livre social a aussi son prix
Le nombre de prix littéraires foisonne : pas moins de 180. Un de plus s’est rajouté à la liste : le Prix de l’écrit social, décerné par un jury de (futurs) professionnels.  La machine à remonter le temps est programmée au jeudi 22 janvier 2015. La plongée dans la fracture du continuum espace temps ne dure qu’un instant : c’est vraiment magique cette invention toute récente. Et voilà Lien Social ...


Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


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« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

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du Journal de l’animation : www.jdanimation.fr
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