République bananière

Il y a d’abord eu la prise de position d’Henri Guaino, secrétaire général de l’Elysée martelant que « le métier d'enseignant n'est pas une profession libérale » mais bien « une profession de fonctionnaire » et qu’à ce titre la lecture de l’ultime lettre rédigée par Guy Moquet, avant d’être fusillé, n’était pas une option, mais une obligation. En résumé, on devait commémorer un acte de résistance au gouvernement par un acte de soumission passive à un autre gouvernement. Superbe paradoxe. Puis, il y a eu le coup de colère d’Eric Raoult, député UMP contre Marie Ndiay, qui aurait du se soumettre  à un « devoir de réserve » en tant que romancière postulante au prix Goncourt, au lieu de s’étaler dans la presse contre notre Président de la République. Crime de lèse majesté ! Elle aurait du s’inspirer de Thierry Solers, vice-Président du Conseil général des Haut de Seine, qui s’émerveilla du talent exceptionnel de Jean Sarkozy en évoquant l’héritage génétique : le fils d’un génie politique ne peut qu’être particulièrement doué. Enfin, voilà que Jacques Myard, député UMP des Yvelines en appelle à « nationaliser internet », revendiquant d’« avoir la capacité de mieux la maîtriser, les chinois l’ont fait ». Rappelons que la Chine a mis au point un système de censure tout à fait efficace, 30.000 cyber policiers épiant ce qui se passent sur la toile et emprisonnent ceux qui s’éloignent de la ligne officielle. Il n’y a pas de doute, la démocratie est en de bonnes mains.

 

Jacques Trémintin – LIEN SOCIAL ■ n°968 ■ 08/04/2010

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
Mineurs errants - Bordeaux (33)
Comment répondre aux jeunes qui ne demandent rien ? Proposer un accueil minimal répondant aux besoins primaires : on connaît de tels dispositifs pour certaines catégories d’adultes. A bordeaux, un centre de jour va ouvrir à destination des mineurs errants. Reportage. Les intervenants en toxicomanie ont compris depuis quelques années déjà l’intérêt de proposer des espaces dits à « bas seuil ...
PédagogieS
Entre transmission et construction du savoir, la pédagogie en question Qu’est-ce qui distingue la pédagogie traditionnelle des pratiques alternatives ? En quoi s’opposent-elles ? Qu’ont-elles d’innovantes ? Quelles sont leurs limites ? Essayons d’y voir un peu plus clair.   L’étymologie du terme pédagogie vient du grec ancien paidagogós, composé de paidos (enfant) et de gogía (mener ou conduire). Ce ...
Le SEMO de Brest (29)
30 années d’articulation entre le milieu ouvert et l’hébergement Répondre au plus près des problématiques d’un public en grand échec, tel était l’objectif du SEMO. Le but a été atteint au-delà des espérances. Mais jusqu’à quand ?Nous sommes en 1983. La justice des mineurs, tout comme le Conseil général sont alors confrontés à un public d’adolescents rétifs aux actions éducatives...
Le handicap n’est pas toujours là où on le pense
« Vous avez plus de 18 ans, vous êtes en tutelle ou curatelle ? Vos droits changent ! Vous êtes libre de voter aux élections » affirme une campagne radio programmée du 7 au 23 septembre. Combien d’auditeurs ne se seront pas faits la réflexion : comment une personne en situation de handicap mental peut-elle faire un choix éclairé sur un candidat, en comprenant son programme et ses idées ? Ne ...
Handi Cap
Fixer la route vers le Handi Cap La navigation de croisière revient déjà cher quand on est valide. Mais, quand on souffre de handicap, ce n’est même pas la peine d’y penser. Et pourtant le rêve est devenu réalité...pour une poignée de privilégiés aujourd’hui...qui seront bien plus nombreux, demain ? Il est 9h 15 en ce samedi 14 septembre, quand une trentaine de personnes se retrouvent au PC...
Pourquoi il ne faut pas rater « Je verrai toujours vos visages »
dans Articles
La justice restaurative relève dans notre pays de la confidentialité. Son ambition ? D’abord, sortir du face à face entre une transgression et le quantum de la peine qui lui répond dans une logique exclusivement rétributive.  Ensuite, démontrer qu’il est possible à la fois de réparer les victimes (que la seule sanction pénale ne permet pas de reconstruire) et de resocialiser l’auteur d’infraction (qui ...
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Mes livres


En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


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En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration


En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 

« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

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