Bonne nouvelle

Cette chronique a habitué le lecteur à de l’amertume, de la colère et de la révolte. Cette semaine sera l’occasion d’une information réjouissante, sans second degré, ni le moindre cynisme. Cette jeune femme de 22 ans qui habite Caen est d’origine algérienne. Elle retourne au pays cet été. Sa mère et son beau-père lui proposent de passer quelques jours dans une location. Elle s’y rend sans méfiance. A peine arrivée, elle est enfermée dans l’une des chambres, sa mère lui confisquant ses papiers et son téléphone portable. Elle a été promise à un Algérien de 35 ans qu’elle connaît à peine. Elle réussit à utiliser le portable de sa cousine et compose le premier numéro qu’elle trouve sur une ordonnance: c’est celui de son médecin traitant à Caen. C’est une véritable chaîne de solidarité qui s’organise alors. Le médecin prévient des éducateurs qui se tournent vers la délégation aux droits des femmes, qui via l’association parisienne « Voix de femmes » active ses contacts sur place. La jeune femme réussit à s’enfuir et trouve refuge à Oran chez une bénévole de l’association « Femmes algériennes revendiquant leurs droits » qui lui conseille de porter plainte contre sa mère. La justice algérienne vient de la condamner. La jeune femme a pu revenir en France : « C'est un déchirement que d'aller contre les coutumes de la communauté dont vous êtes issue. Mais c'est le prix à payer pour conquérir ma liberté et celle des Maghrébines de ma génération ». Courageux et exemplaire.

 

Jacques Trémintin – LIEN SOCIAL ■ n°976 ■ 10/06/2010

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
Le Bel espoir : le retour
dans Articles
S’il est bien un nom mythique dans le travail social, c’est celui du « Bel espoir ». Pionnière, en un temps où emmener naviguer des personnes en difficulté pouvait paraître incongru, cette association est aussi le symbole de la créativité atemporelle du travail social C’est une corvette, construite en 1944 au Danemark, que rachète en 1968 le Père Jaouen, co-fondateur de l’Aumônerie de la jeunesse ...
Survivre en squat (44)
Après l’évacuation policière de deux squats, sur Nantes, le 7 mars  un troisième résiste grâce au soutien de trois travailleurs sociaux. Les papiers d’identité d’Aboubacar, qui est arrivé de Guinée Conacry à 16 ans, avaient pourtant été validés par la police de l’air et des frontières. Le procureur a demandé un test osseux sensé déterminer son âge. Preuve non scientifique, car laissant une marge ...
Chasse aux sorcières en Loire Atlantique
dans Articles
Lien Social avait posé la question, lors de ses journées d’étude de 1999 : « les travailleurs sociaux doivent-ils être des militants ? ».Parmi les 365 participants, 80 % d’alors avaient répondu « oui ». Autre temps, autre mœurs. Christel Husson n’a jamais caché son engagement militant, qui avait d’ailleurs été considéré par la commission de recrutement comme un atout. Et, de fait, elle fut ...
Du nomadisme à la resocialisation
 Utiliser l’itinérance pour stabiliser des jeunes désocialisés : un paradoxe mis en oeuvre par un lieu de vie finistérien et qui marche ! Ribinad signifie en breton « passage étroit », « brèche » ou « bout de chemin ». L’association portant ce nom anime une structure d’accueil non traditionnelle qui accompagne un moment de la vie de jeunes de 14 à 21 ans, en grande difficulté sociale ou ...
CAT de l’Iroise et Galvelpor - Brest (29)
Quand l’utopie devient réalité 5 février 1999 : près de deux cents invités se sont retrouvés en présence de Marylise Lebranchu, secrétaire d’Etat des petites et moyennes entreprises, au commerce et à l’artisanat pour fêter le dixième anniversaire d’un partenariat des plus singulier : l’intégration de 15 adultes handicapés mentaux au sein d’une entreprise. Occasion de montrer que “ ça marche ” et d’inciter...
L'ISEMA
  Réussir là où tant échouent ? La systémie face aux incasables L’action sociale a surtout accumulé des échecs face à ces adolescents qui défient tous les dispositifs traditionnels. L’ISEMA démontre que l’approche interactionnelle et stratégique est une solution possible.   Des structures d’accueil pour adolescents en grande difficulté, il en existe déjà. Certaines réussissent, là où d’autres échouent....


Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


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« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

Retrouvez les sites

du Journal de l’animation : www.jdanimation.fr
et de mon collègue et ami Didier Dubasque : www.dubasque.org