Bonne nouvelle

Cette chronique a habitué le lecteur à de l’amertume, de la colère et de la révolte. Cette semaine sera l’occasion d’une information réjouissante, sans second degré, ni le moindre cynisme. Cette jeune femme de 22 ans qui habite Caen est d’origine algérienne. Elle retourne au pays cet été. Sa mère et son beau-père lui proposent de passer quelques jours dans une location. Elle s’y rend sans méfiance. A peine arrivée, elle est enfermée dans l’une des chambres, sa mère lui confisquant ses papiers et son téléphone portable. Elle a été promise à un Algérien de 35 ans qu’elle connaît à peine. Elle réussit à utiliser le portable de sa cousine et compose le premier numéro qu’elle trouve sur une ordonnance: c’est celui de son médecin traitant à Caen. C’est une véritable chaîne de solidarité qui s’organise alors. Le médecin prévient des éducateurs qui se tournent vers la délégation aux droits des femmes, qui via l’association parisienne « Voix de femmes » active ses contacts sur place. La jeune femme réussit à s’enfuir et trouve refuge à Oran chez une bénévole de l’association « Femmes algériennes revendiquant leurs droits » qui lui conseille de porter plainte contre sa mère. La justice algérienne vient de la condamner. La jeune femme a pu revenir en France : « C'est un déchirement que d'aller contre les coutumes de la communauté dont vous êtes issue. Mais c'est le prix à payer pour conquérir ma liberté et celle des Maghrébines de ma génération ». Courageux et exemplaire.

 

Jacques Trémintin – LIEN SOCIAL ■ n°976 ■ 10/06/2010

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
Jeunes errants de Marseille
Avec les enfants de rues à Marseille Alors que l’opinion publique s’émeut de ces clandestins prenant d’assaut les enclaves espagnoles en Afrique du nord, elle est moins attentive à ce qui se passe sur le territoire français. Coup de projecteur sur le sort réservé aux jeunes errants dans les Rues de Marseille. C’est très régulièrement, que les bateaux en provenance de l’Afrique du nord débarquent à...
Chaumard Isabelle - Risques du métier
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Des travailleurs sociaux en danger ? Un travailleur social les menottes aux poignets : ce n’est pas une fiction. Cela pourrait bien arriver. Isabelle Chaumard a publié un petit guide* pour sensibiliser les travailleurs sociaux aux risques encourus et aux précautions à prendre pour les éviter. Elle nous en précise les modalités. Dans quelles circonstances la responsabilité pénale d'un travailleur social...
Duques-Delacoult Charlyne - La littérature jeunesse
dans Interviews
La littérature jeunesse au service du travail social Quand on est éducatrice, on sait comment parler aux enfants. Mais réussir à écrire des livres pour eux n’est pas forcément facile. Pari réussi pour Charlyne Duques-Delacoult qui s’y est essayé avec succès. Quel est votre parcours professionnel ? J’ai obtenu mon diplôme d’éducatrice spécialisée en 2015. J’ai ensuite travaillé en foyer d’accueil ...
Toxicomanie - Martinique (97)
La Martinique - Au-delà de la carte postale Commençons par planter le décor. La Martinique, ses 28°-30 ° tout au long de l’année, son eau à 25°, même en plein mois de janvier, ses cocotiers, ses plages de sable blond (ou noir sur les terres volcaniques). Cette île accueillante attire chaque année des dizaines de milliers d’européens et de nord-américains. Ce sont d’abord ces charters plein de...
Le SAPMN
Entre Internat et AEMO, un dispositif original : le S.A.P.M.N. Le dispositif français de protection de l’enfance en danger possède bien des qualités. Pourtant, certaines de ses rigidités obligent parfois les familles et les intervenants sociaux à marcher sur la tête. Ce n’est pas les procédures qui s’adaptent à la complexité des situations, mais les situations qui doivent rentrer de force dans des ...
Du nomadisme à la resocialisation
 Utiliser l’itinérance pour stabiliser des jeunes désocialisés : un paradoxe mis en oeuvre par un lieu de vie finistérien et qui marche ! Ribinad signifie en breton « passage étroit », « brèche » ou « bout de chemin ». L’association portant ce nom anime une structure d’accueil non traditionnelle qui accompagne un moment de la vie de jeunes de 14 à 21 ans, en grande difficulté sociale ou ...


Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


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« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

Retrouvez les sites

du Journal de l’animation : www.jdanimation.fr
et de mon collègue et ami Didier Dubasque : www.dubasque.org