EN SOUFFRANCE
Comprendre les chemins de la délinquance. Réflexions sur les causes du phénomène criminel
BEDOU Jean-Pierre, Ed. Chronique Sociale, 2015, 150 p.
La délinquance existe depuis toujours, parce que toute règle de vie enclenche le cycle de violation de cette règle, prévient d'emblée Jean-Pierre Bedou qui ne prétend pas écrire un ouvrage scientifique proposant une solution éradicatrice de la criminalité. Plus modestement, mais efficacement, il propose un état des lieux des réponses émises par les spécialistes. Il commence par écarter les explications ancestrales renvoyant au péché, à la trahison ou à la manifestation du diable
Sociologie de la délinquance
MUCCHIELLI Laurent, Ed. Armand Colin, 2014, 222 p.
A la fois somme et synthèse, le travail réalisé par Laurent Mucchielli n'est rien moins que passionnant. Souvent prisonnière de l'idéologie sécuritaire, la question de la délinquance est traitée ici avec rigueur et érudition. L'auteur retrace d'abord la cheminement de son étude : depuis la perspicacité d'un Durkheim jusqu'à la création dans les années 1990 de l'Institut des hautes études de la sécurité intérieure, en passant par la fertile école de Chicago et la réflexion menée par le centre
Super sourde
BELL Cece, Ed. Les Arènes, 2015, 242 p.
A l’âge de quatre ans, Cece Bell est atteinte d’une méningite. Elle guérit, mais perd une grande partie de ses capacités d’audition. Commence alors, pour elle, l’apprentissage de ce handicap qui va transformer sa vie. Elle commence par une classe spécialisée de maternelle qui regroupe des enfants malentendants. Elle y découvre la lecture labiale : il lui faudra apprendre à contextualiser ce qu’elle lit sur les lèvres, sans que le risque de confusion ne soit jamais écarté. Puis, elle entre en CP avec
Melville Street
DEVILLE Xavier, Ed. Sulliver, 2015, 180 p.
La Nouvelle-Zélande a appliqué le principe de désinstitutionalisation à ses habitants porteurs de handicap, en fermant les grands internats et en leur substituant des petits lieux de vie. C’est dans l’une de ces maisons que se situe le récit de Xavier Deville qui décrit, dans un style rythmé et dynamique, son vécu auprès d'un groupe d'adultes déficients. Le matin, il les réveille, les aide à s'habiller, veille à ce qu'ils prennent bien leurs médicaments, leur donne leur petit déjeuner et prépare
Accompagner l’enfant en deuil. Guide pratique
Intervenantes de la fondation AS’TRAME (sous la direction de Marie-Dominique Genoud-Chapeaux), 2015, Ed. Favre, 159 p.
Chacun vit le deuil d’une manière singulière. Il n’en va pas différemment pour les enfants qui sont tout autant affectés, même si c’est d’une manière différente que pour les adultes. Il faut éviter de projeter ses propres ressentis et émotions et s’ouvrir à ceux que peuvent vivre les petits d’hommes. C’est ce que nous propose ce livre écrit par les intervenantes et les psychologues de l’association As’trame située à Lausanne
Pratiques artistiques et thérapie par l’art. De l’asile au médico-social
BONNEFON Gérard, Ed. Chronique Sociale, 2015, 335 p.
Les pratiques artistiques et culturelles des publics porteurs de handicap sont devenues aujourd’hui très courantes. Il n’est pas un établissement du secteur médico-social qui n’ait son atelier de peinture, sa chorale ou son temps d’expression corporel. Des festivals, expositions, spectacles mettent en scène leurs productions. Plusieurs ESAT à vocation artistique se sont même créées dans les années 1980. Pratiques innovantes, pourrait-on penser, démontrant la créativité des professionnels
Autisme et culture. Balades au musée du Louvre
TREESE-DAQUIN Catherine, Ed. Autisme-Diffusion, 2016, 158 p.
Il est rigoureusement impossible de faire découvrir et apprécier le patrimoine culturel à des personnes avec autisme, présentant des déficiences mnésiques et une sensorialité exacerbée. Ce syndrome ne relevant pas du trouble psychiatrique, mais neuro-développemental affecte le fonctionnement des perceptions : être confronté au bruit, aux odeurs, à la foule et à la lumière peut constituer une dure épreuve, impactant le niveau de compréhension, la capacité de communication et le
Du prince charmant à l’homme violent. Prévenir les violences conjugales
NGUYEN Swan, (avec la participation de GARANT Julia), Ed. L’esprit du temps, 2015, 231 p.
Pendant longtemps, les violences conjugales furent légitimées par le droit de correction accordé aux hommes et aux pères. Le droit coutumier belge, datant du 14ème siècle, ne prétendait-il pas que battre sa femme n’était pas répréhensible, tant que celle-ci survivait aux mauvais traitements subis ? Il faudra attendre le nouveau code pénal entré en vigueur en 1994, pour que ces maltraitances relèvent du délit. Pourtant, aujourd’hui encore, une femme
La préférence pour l’inégalité. Comprendre la crise des solidarités
DUBET François, Ed. Seuil, 2014, 110 p.
Après les trente années qui suivirent la seconde guerre mondiale et furent marquées par une croissance miraculeuse et le progrès de l’égalité, on assiste depuis les années 1990 à une aggravation des inégalités, au point de menacer d’un retour à la situation d’avant la première guerre mondiale, constate François Dubet ! Alors qu’Henri Ford, dont on connaît les sympathies nazies, revendiquait de limiter les salaires des hauts cadres à quatre fois celui des ouvriers, ils sont aujourd’hui en moyenne trente
Conversation sur la naissance des inégalités
DARMANGEAT Christophe, Ed. Agone, 2013, 196 p.
Cette conversation d’un économiste avec lui-même, dans une collection intitulée « comité de vigilance face aux usages publics de l’histoire », est rien moins que passionnante. Elle permet de combattre l’idée reçue de la fatalité d’une inégalité qui aurait existé de tous temps. Trois types de société se sont succédées dans l’histoire : égalitaires, inégalitaires et celles divisées en classes sociales. Dans les premières, on ne trouve ni propriété privée, ni hiérarchie sociale : le partage est la