Faut-il nettoyer la merde des autres ?

La lutte contre la pollution peut prendre bien des voies.

La conviction écologique gagne toutes les générations. On ne compte plus les actions des « jeunes pour le climat » : marches, grèves mondiales, manifestations de rues ont lieu sur tous les continents. Parallèlement à ces mobilisations se déploient des initiatives menées avec des groupes de jeunes :  fabrication d’hôtels à insectes, plantation d’arbres, campagne de sensibilisation à la lutte contre le gaspillage etc… L’une d’entre elles consiste à nettoyer les plages du littoral et les rives de cours d’eau…

Doute

N’y a-t-il pas quelque chose de choquant à envoyer des enfants et des adolescents réparer les dégâts commis par leurs aînés ? En même temps, ramasser des papiers gras, mégots de cigarettes, bouteilles en plastique et autres reliquats de pique-nique peut les inciter à se comporter différemment, dès à présent et quand ils seront adultes. A l’heure où les élites de tous les continents, prisonnières de leurs logiques mercantiles et cupides, détournent la tête, soucieuses de préserver leurs privilèges que viendrait remettre en cause toute vraie alternative, c’est peut-être aussi par-là que l’on arrivera à modifier l’avenir. Faut-il changer la société pour modifier les comportements ou au contraire changer nos habitudes pour progressivement inverser nos modalités du vivre ensemble ? Vieux débat qui a sans doute tort d’opposer les deux options, tant elles semblent complémentaires !

 

Jacques Trémintin – Journal de L’Animation ■ n°223 ■ Novembre 2021

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
Ordonnance du 2 février 1945 : une réforme pour quoi faire ?
Déjà révisée une quarantaine de fois, l’ordonnance du 2 février 1945, est soumise à une nouvelle réforme. Nicole Belloubet, ministre de la justice, a décidé d’agir par ordonnances, sans consulter les praticiens qui travaillent au quotidien auprès des mineurs concernés. Avant de donner la parole à Jean-Pierre Rosenczveig, spécialiste de la justice des mineurs, et ce que l’option éducative apporte à...
"Toit à moi" ou comment ne plus rester passif
Un groupe de citoyens vient de démontrer que l’action sociale n’est l’apanage ni des politiques, ni des professionnels. Un exemple à suivre. S’il est un public que l’on peut difficilement ignorer, c’est bien celui des sans domicile fixe qui peuple nos centre villes. Ils se postent à la porte des supérettes ou devant les cabines de paiement des parkings, espérant les quelques pièces de monnaie...
Le pot de terre contre le pot de fer (1)
Xavier Vannier, responsable du lieu de vie le Petit Bois situé dans le département de l’Orne vient d’adresser une lettre ouverte au Président de son Conseil départemental : « Le 12 décembre dernier, vous m’avez fait part de votre décision de me retirer mon agrément si je ne vous ai pas, au 18 décembre prochain, fourni le nom d’une association qui prendrait la gestion de mon lieu de vie, ...
IME Marie Moreau - St Nazaire (44)
Discrimination positive ou compensation du handicap ? Proclamée « année européenne des personnes handicapées » par la Commission européenne, 2003 a aussi été consacrée  par le Premier ministre « Grande cause nationale du handicap ». Au-delà des commémorations, que propose de neuf notre société face au handicap ? Il en va des institutions comme des êtres humains : les fêtes et les anniversaires ...
Un dispositif de prévention précoce: le Relais parental
Quand un placement d’enfants intervient, on se demande souvent comment on aurait pu l’éviter. Mais il est trop tard. Les relais parentaux, eux y pensent avant. Il arrive parfois qu’une famille soit confrontée à une difficulté majeure dans la relation à ses enfants: maladie ou hospitalisation d’un parent, horaire de travail très décalé, brutale montée de tension, difficulté psychologique...
Combattre l’arbitraire
L’action des forces de l’ordre, ce sont 2 300 blessés, pendant le mouvement des gilets jaunes. Ce sont aussi ces contrôles au faciès (vingt fois plus fréquents, quand on est noir ou d’origine maghrébine). Ce sont tous ces morts par étouffement ou autre. C’est le racisme qui mine une profession votant à 67 % Le Pen. Mais, ce sont aussi ces gendarmes qui accueillent avec bienveillance la petite ...


Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


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« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

Retrouvez les sites

du Journal de l’animation : www.jdanimation.fr
et de mon collègue et ami Didier Dubasque : www.dubasque.org