Faut-il nettoyer la merde des autres ?

La lutte contre la pollution peut prendre bien des voies.

La conviction écologique gagne toutes les générations. On ne compte plus les actions des « jeunes pour le climat » : marches, grèves mondiales, manifestations de rues ont lieu sur tous les continents. Parallèlement à ces mobilisations se déploient des initiatives menées avec des groupes de jeunes :  fabrication d’hôtels à insectes, plantation d’arbres, campagne de sensibilisation à la lutte contre le gaspillage etc… L’une d’entre elles consiste à nettoyer les plages du littoral et les rives de cours d’eau…

Doute

N’y a-t-il pas quelque chose de choquant à envoyer des enfants et des adolescents réparer les dégâts commis par leurs aînés ? En même temps, ramasser des papiers gras, mégots de cigarettes, bouteilles en plastique et autres reliquats de pique-nique peut les inciter à se comporter différemment, dès à présent et quand ils seront adultes. A l’heure où les élites de tous les continents, prisonnières de leurs logiques mercantiles et cupides, détournent la tête, soucieuses de préserver leurs privilèges que viendrait remettre en cause toute vraie alternative, c’est peut-être aussi par-là que l’on arrivera à modifier l’avenir. Faut-il changer la société pour modifier les comportements ou au contraire changer nos habitudes pour progressivement inverser nos modalités du vivre ensemble ? Vieux débat qui a sans doute tort d’opposer les deux options, tant elles semblent complémentaires !

 

Jacques Trémintin – Journal de L’Animation ■ n°223 ■ Novembre 2021

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
Le potentiel négligé de la médiation animale
Il faut remonter à 1792 pour trouver le premier usage thérapeutique de l’animal, quand un humaniste anglais, William Tucke, confia à des patients d’un asile d’aliénés un élevage de lapins et de volailles. Se sentir responsables d’animaux les fit alors se prendre un peu mieux en charge eux-mêmes. Depuis, cette pratique n’a jamais cessé d’être utilisé. Et pour cause, cette médiation interagit ...
La communication des IMC
Comment dire quand on a à dire et qu'on ne peut pas dire ? Certains IMC ont une motricité complètement atteinte, au point qu'ils ne peuvent utiliser le langage. Des êtres dont le corps est ainsi totalement paralysé et qu'une intelligence vive et sensible habite pourtant, peuvent-ils entrer en relation avec les autres, échanger des messages ? Histoire d'un dialogue apparemment impossible. Communiquer, ...
Rosier Laurence - Les insultes
dans Interviews
Rencontre avec Laurence Rosier : Professeure de linguistique et d’analyse du discours à l’Université libre de Bruxelles - Spécialiste de l’insulte Comment combattre les stéréotypes que véhiculent les insultes, notamment à l’égard des femmes ? En montant son exposition « Salope… et autres noms d’oiselles », Laurence Rosier a relevé le défi d’utiliser les pires expressions pour mieux les ...
Tintin au Samu social - Paris (75)
Tintin au Samu social Quoi de plus valorisant que d’aller au devant des plus défavorisés, pour leur offrir soins, nourriture et abri contre les intempéries ? Et pourtant, en y regardant de plus près, cette action pourrait bien constituer le miroir déformant du sort que réserve notre société aux exclus parmi les exclus. Un vieil homme en pleine démence vient de se mutiler l’avant-bras. Il avait...
La délinquance est-elle soluble dans la mer ?
Les Centres éducatifs renforcés sont accusés de coûter trop cher tant par les adeptes d’une plus grande répression que par ceux qui leur reprochent d’assécher les crédits disponibles pour la prévention. Sillage embarquent depuis vingt ans sur chacun de ses deux bateaux des jeunes délinquants. Lien Social s’y est rendu pour comprendre ce qui s’y passe. Youssef était impliqué dans un trafic de ...
Le DEAT: victime de son succès?
Quand un dispositif répond aux besoins trop importants qui émergent du terrain, il peut lui arriver qu’il soit lui-même mis en difficulté. Comme un peu partout en France, le département de Haute Savoie était confronté aux mêmes difficultés d’un jeune public de plus en plus complexe, mettant à mal les dispositifs de prise en charge, qu’ils relèvent de la justice des mineurs, de la protection de ...


Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


SE PROCURER LE LIVRE


« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

Retrouvez les sites

du Journal de l’animation : www.jdanimation.fr
et de mon collègue et ami Didier Dubasque : www.dubasque.org