Faut-il nettoyer la merde des autres ?

La lutte contre la pollution peut prendre bien des voies.

La conviction écologique gagne toutes les générations. On ne compte plus les actions des « jeunes pour le climat » : marches, grèves mondiales, manifestations de rues ont lieu sur tous les continents. Parallèlement à ces mobilisations se déploient des initiatives menées avec des groupes de jeunes :  fabrication d’hôtels à insectes, plantation d’arbres, campagne de sensibilisation à la lutte contre le gaspillage etc… L’une d’entre elles consiste à nettoyer les plages du littoral et les rives de cours d’eau…

Doute

N’y a-t-il pas quelque chose de choquant à envoyer des enfants et des adolescents réparer les dégâts commis par leurs aînés ? En même temps, ramasser des papiers gras, mégots de cigarettes, bouteilles en plastique et autres reliquats de pique-nique peut les inciter à se comporter différemment, dès à présent et quand ils seront adultes. A l’heure où les élites de tous les continents, prisonnières de leurs logiques mercantiles et cupides, détournent la tête, soucieuses de préserver leurs privilèges que viendrait remettre en cause toute vraie alternative, c’est peut-être aussi par-là que l’on arrivera à modifier l’avenir. Faut-il changer la société pour modifier les comportements ou au contraire changer nos habitudes pour progressivement inverser nos modalités du vivre ensemble ? Vieux débat qui a sans doute tort d’opposer les deux options, tant elles semblent complémentaires !

 

Jacques Trémintin – Journal de L’Animation ■ n°223 ■ Novembre 2021

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
La souffrance d’une victime
dans Articles
Il est des témoignages que l’on doit accueillir avec humilité et respect. Celui de Bruno Questel en fait partie. D’une voix hésitante, le visage ravagé par la souffrance, son émotion risquant à tout moment de le submerger, il se refuse à détailler ce qu’il a subi à 11 ans de la part d’un ami de ses parents. Il a voulu à 40 ans de distance parler « pour toutes celles et tous ceux qui subissent ». S'il a ...
Pourquoi je préfère être éducateur que policier !
Le ministère de l'intérieur ne sait plus où donner de la tête pour éteindre les incendies allumés aux quatre coins du pays par les bavures policières. Arrestations brutales provoquant la mort de la personne interpellée, discours racistes banalisés, violence récurrentes, arbitraire dans l'usage de l'autorité, mensonges et dissimulation dans les témoignages, provocations et humiliations...
Les Maisons Des Adolescents en version 2.0
Après une décennie de succès et d’efficacité, les MDA bénéficient d’une volonté affichée de validation et d’amplification. Au début des années 2000, plusieurs rapports - dont ceux du Docteur Xavier Pommereau et de Claire Brisset Défenseure des Enfants- mettent l’accent sur les besoins spécifiques de santé des adolescents et sur la faiblesse des réponses disponibles. Même si les études...
Mobilisation de la DDSS - Angers (49)
Une institution derrière ses salariés Quoi de plus terrifiant pour une institution chargée de la protection de l’enfance que de constater qu’elle n’a rien vu, ni rien su des agressions sexuelles vécues par des dizaines d’enfants dans les familles qu’elle suit depuis des années. La sidération qui en résulte peut néanmoins être dépassée, comme le montre l’action menée durant trois années, au sein de ...
Il y a loin de la coupe aux lèvres
La participation implique de s’engager, mais aussi d’en évaluer les effets induits. La sociologue américaine Sherry Arnstein a conçu en 1969 une échelle permettant de mesurer le degré d’association véritable des citoyens aux décisions. Le niveau le plus bas (n°1) relève d’une pure manipulation faisant croire qu’on écoute leurs avis, alors que ceux-ci n’auront aucune influence réelle sur les ...
Vitacolo : inclusion en colonie de vacances
Des enfants en situation de handicap qui trouvent leur place au milieu des valides Beaucoup en parlent, sans toujours réussir à se donner les moyens d’y parvenir. Vitacolo concrétise l’inclusion au quotidien dans ses colonies de vacances, sans forcément que cela se sache. Cela tombe bien : Lien Social le fait savoir ! Des photos de groupes d’enfants en colo, au milieu desquels trône un fauteuil ...


Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


SE PROCURER LE LIVRE


« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

Retrouvez les sites

du Journal de l’animation : www.jdanimation.fr
et de mon collègue et ami Didier Dubasque : www.dubasque.org