Non à l’union sacrée

Il est une conviction partagée, à juste titre, par une écrasante majorité de l’opinion publique : l’agression du despote Poutine contre l’Ukraine est injustifiable et criminelle. Après avoir lâché son armée pour conquérir cet Etat, ce satrape achève les dernières libertés fondamentales dans le sien. Faut-il, pour autant, fermer les yeux sur l’hypocrisie d’un occident qui manie une indignation à géométrie variable ? Bravo aux mouvements de solidarité active des pays et peuples d’Europe accueillant à bras ouverts les réfugiés ukrainiens. Sauf à avoir la mémoire courte, que n’ont-ils agi de la même manière quand 20 000 migrants se noyaient en Méditerranée depuis 2014 ? Sanctionner durement la Russie pour protester contre l’invasion d’un pays souverain qu’elle veut annexer est légitime. Mais, où en sont les sanctions internationales contre Israël qui implante des colonies de peuplement sur des territoires qu’elle occupe depuis 1967 ? Dénoncer les mensonges sur un soi-disant génocide perpétré dans le Donbass est indispensable. Faut-il oublier que la mystification américaine des « armes de destruction massive » a causé la mort de 115 000 civils et militaires pendant la guerre d’Irak ? Protester contre l’usage des armes explosives dans les villes d’Ukraine est nécessaire. Faut-il ignorer que notre pays refuse leur interdiction, préférant « ne pas les stigmatiser » ? Le sort des ukrainiens fuyant les combats est effroyable. Doit-on pour autant effacer les comportements racistes de certains d’entre eux contre les étrangers cherchant, eux aussi, à fuir ? Il ne faut pas tout mélanger, me répondra-t-on, peut-être. La priorité serait au choix entre le camp de la démocratie et celui de l’oppresseur russe. Je me rallie à un seul : faire respecter la dignité et les droits humains partout où ils sont bafoués, lutter contre les inégalités et toutes les formes de discrimination où qu’elles se manifestent, combattre l’injustice et l’iniquité d’où qu’elles viennent.

 

Jacques TrémintinLIEN SOCIAL ■ n°1313 ■ 15/03/2022

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
Traitement maltraitance - Belgique
Maltraitance : la Belgique a choisi une double réponse Ne pas limiter le traitement des situations de maltraitance à la seule réponse judiciaire. Cette gestion des mises en danger des mineurs peut surprendre le visiteur français habitué à d’autres certitudes. Attraits et limites du modèle belge. La recherche de l’adhésion de la famille traverse, comme nous venons de le voir, tout le dispositif...
Collectif MIE (44)
Les mineurs et jeunes majeurs isolés étrangers ont aussi des droits En Loire Atlantique, des travailleurs sociaux se mobilisent pour mettre un terme au traitement de plus en plus discriminatoires réservés aux mineurs isolés étrangers. L’Éducation nationale a refusé la scolarisation de Margareta en collège, l’orientant vers une classe allophone … qui a un délai d’attente d’un an. Les documents d’état ...
Lien familiaux Plein-Sud et SAPMN
Vers le rétablissement des liens familiaux Le dispositif français concernant l’enfance maltraitée s’est notablement étoffé à partir de la loi de 1989. La prise de conscience n’était pas si vieille, puisque c’est au milieu des années 80 qu’on assiste à un début de mobilisation tant des professionnels que de l’opinion publique sur cette question.Depuis, les progrès réalisés sont tout à fait...
Témoignages au cœur de l’Aide sociale à l’enfance
dans Articles
Le 28 janvier, la dernière émission de Pièces à conviction était consacrée à la protection de l’enfance. Le Conseil départemental des Hauts de Seine y apparut, refusant de justifier ses 600 mineurs livrés à eux-mêmes dans des hôtels. Lien Social donne la parole dans son numéro 1291 aux professionnels de l’Aide sociale à l’enfance de ce département. Mais, l’embolie que connaît l’aide sociale à ...
Rendre le droit aux justiciables - CDAD 44
Depuis la loi du 18 décembre 1998 relative à l’accès au droit et à la résolution amiable des conflits, chaque département doit disposer d’un Conseil départemental de l’accès au droit (CDAD). Certains n’existent encore que sur le papier, quand d’autres ont pris une place centrale dans un large dispositif associant étroitement professionnels du droit, auxiliaires de justice, collectivités locales et...
La lutte contre le séparatisme, à la sauce Macron
En tirant à la chevrotine, Emmanuel Macron atteint bien au-delà de ce qu’il vise. Une fois de plus, il s’attaque aux conséquences et non à la source de l’extrémisme islamiste. La première cible visée, ce sont les établissements hors contrat de l’Education nationale qui seraient sous la coupe d’intégristes religieux. Ces écoles sont aujourd’hui au nombre de 1 700 et scolarisent 85 000 enfants (dont ...


Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


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« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

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du Journal de l’animation : www.jdanimation.fr
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