Là où il y a de la gêne, y’a pas de plaisir!

Le 26 mars dernier, la justice relaxait Antoine Zacharias, ex-PDG de Vinci, qui s’était accordé, entre 2003 et 2005, une augmentation de salaire 45% : de 2,9 millions € à 4,2 millions € l’année. Il n’avait fait là que devancer 42 autres grands patrons qui devaient encaisser en 2008 la moyenne de 4,7 millions d’€, soit 297 années de Smic. Mais, tous les patrons n’ont pas la même conception de la répartition de leurs bénéfices. L’un est directeur d’une grande surface employant 350 salariés, l’autre possède un bazar qui n’en emploie que cinq. Le premier a décidé de construire un immeuble d’une vingtaine de logements loués, pour un loyer modéré, à ceux de ses employés qui rencontrent des difficultés à se loger, pour, dit-il, « que les plus jeunes, notamment, puissent bien démarrer dans la vie ». L’autre a mis à disposition de chacun de ses salariés un véhicule neuf et assuré, à charge pour eux de l’entretenir et de payer le carburant, expliquant qu’« il faut savoir partager le gâteau » et que « moins les salariés auront de soucis, plus ils seront efficaces au travail ». Cela rappelle, bien sûr, ce paternalisme patronal du XIXème siècle qui finançait logement, épicerie, hôpital, école, contraignant les salariés à une certaine loyauté, au risque de tout perdre. On se prend néanmoins à rêver à un renouveau du compromis fordiste qui présentait l’amélioration des conditions de vie des salariés comme profitable tant au capital qu’au travail.

 

Jacques Trémintin – LIEN SOCIAL ■ n°971 ■ 29/04/2010

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
Se régénérer par l’écriture
Comment cette écriture tant redoutée du professionnel face à la première page blanche du rapport qu’il doit rédiger peut-elle devenir libératrice ? Mode d’emploi. Qui prend soin des professionnels qui prennent soin des usagers ? Les travailleurs sociaux ne sont pas des machines à fournir de l’aide. La prise en compte de tous les malheurs du monde, cela use. Il suffit pour s’en convaincre de...
La communication des IMC
Comment dire quand on a à dire et qu'on ne peut pas dire ? Certains IMC ont une motricité complètement atteinte, au point qu'ils ne peuvent utiliser le langage. Des êtres dont le corps est ainsi totalement paralysé et qu'une intelligence vive et sensible habite pourtant, peuvent-ils entrer en relation avec les autres, échanger des messages ? Histoire d'un dialogue apparemment impossible. Communiquer, ...
Ferme du Monde et CAT - Carentoir (56)
« Ils ne savaient pas que c’était possible, alors ils l’ont fait » (1) - Présentation d’un parc animalier ouvert au public proposé par un CAT Ce 1er avril 1996, cette fois-ci, ce n’était pas un poisson, c’était pour de vrai. Le parc ouvrait bel et bien ses portes. Voilà 3 ans et demi de travail acharné enfin couronnés de succès. Les travailleurs handicapés qui, entourés de leurs éducateurs,  ont...
Les aventures d’un livret d’accueil
« Rencontres » ou les aventures d’un livret d’accueil Un livret d’accueil en bande dessinée ? L’idée est originale, quoiqu’improbable. Le Conseil général des Deux- Sèvres a démontré que c’était possible. Récit d’une aventure peu  commune. La loi 2002-2 rénovant l’action sociale et médico-sociale a prévu toute une série d’outils destinés à placer l’usager au cœur du dispositif : contrat de séjour,...
Les Maisons Des Adolescents en version 2.0
Après une décennie de succès et d’efficacité, les MDA bénéficient d’une volonté affichée de validation et d’amplification. Au début des années 2000, plusieurs rapports - dont ceux du Docteur Xavier Pommereau et de Claire Brisset Défenseure des Enfants- mettent l’accent sur les besoins spécifiques de santé des adolescents et sur la faiblesse des réponses disponibles. Même si les études...
L'ISEMA
  Réussir là où tant échouent ? La systémie face aux incasables L’action sociale a surtout accumulé des échecs face à ces adolescents qui défient tous les dispositifs traditionnels. L’ISEMA démontre que l’approche interactionnelle et stratégique est une solution possible.   Des structures d’accueil pour adolescents en grande difficulté, il en existe déjà. Certaines réussissent, là où d’autres échouent....


Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


SE PROCURER LE LIVRE


« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

Retrouvez les sites

du Journal de l’animation : www.jdanimation.fr
et de mon collègue et ami Didier Dubasque : www.dubasque.org