Un peu louche, vous ne trouvez pas?

Trois jeunes âgés de 17 à 18 ans, témoins en pleine nuit de l’incendie d’un immeuble, appellent les pompiers, alertent les habitants, sauvent même une petite fille de deux ans, en allant la chercher dans son lit. Acte de courage qui mérite d’être applaudi… Voire. Comme 27,6% des français (contre 12% l’an dernier) qui perçoivent les arabes comme des délinquants, comme Brice Hortefeux (condamné le 4 juin pour ses propos) qui affirme que « quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes », on remarquera que Majid, Samir, Yacine, ça fait pas très français. Et si c’était eux qui avaient mis le feu ? Vous savez bien que ces jeunes, ça casse, ça agresse et c’est violent. Et puis, qu’est-ce qu’ils faisaient là, à cette heure avancée de la nuit ? C’est suspect ! On aurait pu au moins les mettre en garde à vue et les cuisiner de façon un peu appuyée, comme certains de nos braves policiers savent parfois le faire. Ils auraient certainement avoué quelques délits. Ce n’est, en tout cas, pas l’avis de notre Président qui dans un communiqué s’est réjoui de cet acte civique, ordonnant à son ministre de l’intérieur, de signer en urgence un arrêté, dès le lendemain matin, interdisant dorénavant les couvre feux pour les mineurs : « combien d’immeubles seraient condamnés à brûler, s’il n’y avait pas cette vigilance de celles et de ceux qui peuplent nos nuits. ».

Vous êtes sûr qu’il a bien dit cela ? On peut toujours rêver !

 

Jacques Trémintin – LIEN SOCIAL ■ n°977 ■ 17/06/2010

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
Au clair de la rue
On parle souvent des SDF avec pitié et commisération. La chorale qu’ils ont formée à Nantes montre qu’ils peuvent tout autant provoquer du bonheur et de l’admiration. En ce samedi 4 juin, la place Royale à Nantes est le lieu choisi par Amnesty International pour fêter les 50 ans de sa création, en 1961. Parmi les groupes de musique, venus fêter gratuitement l’évènement, il en est un qui a...
Gardet Mathias - AS/ES
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Rapprochement AS-Educ : ce que l’histoire nous apprend Faut-il un travailleur social unique et un tronc commun de formation ? Ce questionnement n’est pas récent. Il y a cinquante ans déjà, il a mobilisé les professionnels. Où en est le travail social en 1967 ?Ce qu’il y a de notable tout au long des années 1960, c’est l’affirmation de plus en plus forte des éducateurs spécialisés. Après-guerre, ils intervenaient...
La VAE à l'ESAT Poséidon (83)
La VAE à la portée des travailleurs des ESAT Les travailleurs handicapés accumulent une expérience, tout au long de leur parcours en ESAT. L’occasion pour eux de bénéficier d’une reconnaissance de ce savoir faire accumulé. Pourtant, malgré des effets particulièrement positifs, peu en profitent. Parmi les établissements qui la mettent en œuvre, Le Poséidon à La Seyne sur Mer. La démarche n’est pas...
Survivre en squat (44)
Après l’évacuation policière de deux squats, sur Nantes, le 7 mars  un troisième résiste grâce au soutien de trois travailleurs sociaux. Les papiers d’identité d’Aboubacar, qui est arrivé de Guinée Conacry à 16 ans, avaient pourtant été validés par la police de l’air et des frontières. Le procureur a demandé un test osseux sensé déterminer son âge. Preuve non scientifique, car laissant une marge ...
Weixler Frédérique - Décrocheurs
dans Interviews
Comment raccrocher les élèves qui décrochent ? Lutter contre le décrochage scolaire, c’est possible ! Retour sur dix ans de mobilisation.Comment définir le décrochage scolaire ?Les termes sont multiples pour désigner ce phénomène : « sortie sans qualification », « décrochage cognitif », « décrocheur », « décroché », « déscolarisation », « sortant précoce », « absentéisme », « illettrisme » … La notion de...
Il est IMC, il ne peut écrire, il ne peut parler
Jacques GUILLO, Auteur Il est IMC, il ne peut écrire, il ne peut parler. Si vous mettez pitié et solidarité de côté, alors vous pouvez envisager d'acheter son livre : "Signé Jacques". La leçon d'humanité et de courage qu'il contient n'a pas besoin de compassion pour convaincre le... client. "Je ne veux pas que l'on me considère comme une plante verte ou un légume. Je voudrais que l'on me ...


Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


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« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

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