Comment parler de la guerre aux enfants ?

Avec le cauchemar qui surgit à nos portes, quelles réponses donner ?

Entre le lâche abandon d’une nation victime d’une guerre d’annexion et la prudence soucieuse de ne pas déclencher un cataclysme nucléaire, le désarroi se mélange à la peur, la révolte à la honte et la réflexion à la tétanisation. Cet état émotionnel qui envahit les adultes ne peut que contaminer les enfants. Quelles attitudes adopter à leur égard ?

Ecoute et ajustement

Inutile de tenter de les tenir à distance de nos ressentis. Ce sont de véritables éponges qui s’imprègnent des préoccupations de leurs proches. Certains enfants préfèreront s’en protéger, pour éviter d’être submergés par l’anxiété ambiante. A l’inverse, d’autres se libèreront de leur angoisse, en la verbalisant spontanément. D’autres encore sembleront ne pas s’en émouvoir, construisant des scénarios apocalyptiques qu’ils garderont au fond d’eux-mêmes, pour protéger les adultes. Il est nécessaire d’écouter tous ces enfants dans des besoins qui ne sont ni uniformes, ni indifférenciés. Trois attitudes semblent s’imposer. Ne pas les laisser seuls face aux images et informations alarmantes qui se multiplient, mais se tenir prêts à dialoguer avec eux. Être à l’écoute de leurs demandes et de leurs attentes : toujours partir de leurs représentations, de leurs émotions et de leurs compréhensions et non des nôtres. Réaffirmer notre rôle de sécurisation, de protection et de présence inconditionnelle à leurs côtés.  

 

Jacques Trémintin – Journal de L’Animation ■ n°228 ■ Avril 2022

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
Jeunes errants de Marseille
Avec les enfants de rues à Marseille Alors que l’opinion publique s’émeut de ces clandestins prenant d’assaut les enclaves espagnoles en Afrique du nord, elle est moins attentive à ce qui se passe sur le territoire français. Coup de projecteur sur le sort réservé aux jeunes errants dans les Rues de Marseille. C’est très régulièrement, que les bateaux en provenance de l’Afrique du nord débarquent à...
Instants d’éternité
Aucun projet pédagogique ne pourra jamais programmer l’intensité du partage du vivre ensemble. Empreintes d’utilité et de pédagogie, bien des actions professionnelles se veulent porteuses d’un objectif à atteindre, d’un projet à concrétiser, d’un progrès à mesurer. Il est pourtant des moments où il est difficile de fixer de telles ambitions, sans risquer de les plaquer d’une manière artificielle : ...
Comment La Maison s’est transformée. Une MECS en pleine mutation
On ne cesse de parler d’innovation et d’adaptation. Trop souvent ces injonctions cachent une volonté d’en faire toujours plus avec toujours moins. Une Maison d’enfants à caractère social démontre le contraire. Une maison d’enfants à caractère social qui fait le choix de se rénover complètement, cela n’a rien de bien original et ne mérite pas forcément un long reportage dans Lien Social. Ce qui...
AJD - Susciter la demande - Caluire (69)
Comment réussir à travailler avec un public qui ne veut pas être aidé ? Tel est le paradoxe auquel se sont confronté les AJD, avec un certain succès. Si dès 1943, des camps de vacances sont proposés, c’est en 1951 que Michel Jaouen et Maurice Gounon, deux pères Jésuites, fondent les AJD (Aumônerie de la Jeunesse Délinquante) destinées à élargir l’horizon des jeunes sortants de prison. A la...
Etudier et travailler en même temps
Le témoignage d’étudiants assistants sociaux Financer ses études, en exerçant une activité salariée est loin d’être facile à vivre, mais cela semble faire partie du jeu. Et puis nombre d’étudiants n’ont pas le choix. Le cursus des étudiants en travail social s’étend sur trois années. Au cours de cette période, il faut se rendre à l’école pour les regroupements théoriques, mais aussi sur les lieux de...
Sillage Journal de bord
Lundi 22 avril: Le groupe qui avait fait en partie connaissance lors de l’après-midi de présentation du bateau se retrouve à pied d’oeuvre. Derniers préparatifs avant le départ: on charge les affaires en les calant bien après s’être réparti dans les cabines. Alain, le skipper rappelle les consignes de navigation et de sécurité. Sous les sourires percent les inquiétudes des uns (« et si quelqu’un tombe ...


Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


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« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

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du Journal de l’animation : www.jdanimation.fr
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