Comment parler de la guerre aux enfants ?

Avec le cauchemar qui surgit à nos portes, quelles réponses donner ?

Entre le lâche abandon d’une nation victime d’une guerre d’annexion et la prudence soucieuse de ne pas déclencher un cataclysme nucléaire, le désarroi se mélange à la peur, la révolte à la honte et la réflexion à la tétanisation. Cet état émotionnel qui envahit les adultes ne peut que contaminer les enfants. Quelles attitudes adopter à leur égard ?

Ecoute et ajustement

Inutile de tenter de les tenir à distance de nos ressentis. Ce sont de véritables éponges qui s’imprègnent des préoccupations de leurs proches. Certains enfants préfèreront s’en protéger, pour éviter d’être submergés par l’anxiété ambiante. A l’inverse, d’autres se libèreront de leur angoisse, en la verbalisant spontanément. D’autres encore sembleront ne pas s’en émouvoir, construisant des scénarios apocalyptiques qu’ils garderont au fond d’eux-mêmes, pour protéger les adultes. Il est nécessaire d’écouter tous ces enfants dans des besoins qui ne sont ni uniformes, ni indifférenciés. Trois attitudes semblent s’imposer. Ne pas les laisser seuls face aux images et informations alarmantes qui se multiplient, mais se tenir prêts à dialoguer avec eux. Être à l’écoute de leurs demandes et de leurs attentes : toujours partir de leurs représentations, de leurs émotions et de leurs compréhensions et non des nôtres. Réaffirmer notre rôle de sécurisation, de protection et de présence inconditionnelle à leurs côtés.  

 

Jacques Trémintin – Journal de L’Animation ■ n°228 ■ Avril 2022

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
Pourquoi je préfère être éducateur que policier !
Le ministère de l'intérieur ne sait plus où donner de la tête pour éteindre les incendies allumés aux quatre coins du pays par les bavures policières. Arrestations brutales provoquant la mort de la personne interpellée, discours racistes banalisés, violence récurrentes, arbitraire dans l'usage de l'autorité, mensonges et dissimulation dans les témoignages, provocations et humiliations...
Le potentiel négligé de la médiation animale
Il faut remonter à 1792 pour trouver le premier usage thérapeutique de l’animal, quand un humaniste anglais, William Tucke, confia à des patients d’un asile d’aliénés un élevage de lapins et de volailles. Se sentir responsables d’animaux les fit alors se prendre un peu mieux en charge eux-mêmes. Depuis, cette pratique n’a jamais cessé d’être utilisé. Et pour cause, cette médiation interagit ...
Handistar 2007 - Carentoir (56)
Pendant deux jours, comme chaque année depuis 2002, des artistes et des spectateurs porteurs ou non de handicap vont se retrouver, pour faire la fête. Cela se passe à Carentoir, dans le Morbihan. Le lecteur de Lien Social commence, à présent, à bien connaître ce festival Handistars qui se déroule au coeur du parc animalier de « La ferme du monde ». Nous nous sommes attachés depuis des années à ...
Sillage réinsertion sociale
La délinquance est-elle soluble dans la mer ? Le milieu carcéral constitue un monde à part. Lieu d’enfermement, sa valeur éducative est des plus limitées et ses effets pervers bien trop fréquents. C’est pourquoi nombreux sont celles et ceux qui aspirent à lui trouver des alternatives. Que ce soient les Travaux d’Intérêt Général ou la Médiation Pénale, la réparation de la faute commise y trouve ...
Sur leurs ailes
dans Articles
Pourquoi ne faut-il surtout pas rater ce documentaire ? Sans doute parce que Franck Seuret, son réalisateur, a su capter ce qu'il y a de plus intense et de plus lumineux dans ces petits riens du quotidien que l'on pourrait considérer bien à tort comme anecdotiques ou entachés de banalité.C’est vrai qu’il serait facile de penser qu’il ne se passe pas grand chose dans ce court métrage décrivant...
Le handicap n’est pas toujours là où on le pense
« Vous avez plus de 18 ans, vous êtes en tutelle ou curatelle ? Vos droits changent ! Vous êtes libre de voter aux élections » affirme une campagne radio programmée du 7 au 23 septembre. Combien d’auditeurs ne se seront pas faits la réflexion : comment une personne en situation de handicap mental peut-elle faire un choix éclairé sur un candidat, en comprenant son programme et ses idées ? Ne ...


Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


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« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

Retrouvez les sites

du Journal de l’animation : www.jdanimation.fr
et de mon collègue et ami Didier Dubasque : www.dubasque.org