Comment parler de la guerre aux enfants ?

Avec le cauchemar qui surgit à nos portes, quelles réponses donner ?

Entre le lâche abandon d’une nation victime d’une guerre d’annexion et la prudence soucieuse de ne pas déclencher un cataclysme nucléaire, le désarroi se mélange à la peur, la révolte à la honte et la réflexion à la tétanisation. Cet état émotionnel qui envahit les adultes ne peut que contaminer les enfants. Quelles attitudes adopter à leur égard ?

Ecoute et ajustement

Inutile de tenter de les tenir à distance de nos ressentis. Ce sont de véritables éponges qui s’imprègnent des préoccupations de leurs proches. Certains enfants préfèreront s’en protéger, pour éviter d’être submergés par l’anxiété ambiante. A l’inverse, d’autres se libèreront de leur angoisse, en la verbalisant spontanément. D’autres encore sembleront ne pas s’en émouvoir, construisant des scénarios apocalyptiques qu’ils garderont au fond d’eux-mêmes, pour protéger les adultes. Il est nécessaire d’écouter tous ces enfants dans des besoins qui ne sont ni uniformes, ni indifférenciés. Trois attitudes semblent s’imposer. Ne pas les laisser seuls face aux images et informations alarmantes qui se multiplient, mais se tenir prêts à dialoguer avec eux. Être à l’écoute de leurs demandes et de leurs attentes : toujours partir de leurs représentations, de leurs émotions et de leurs compréhensions et non des nôtres. Réaffirmer notre rôle de sécurisation, de protection et de présence inconditionnelle à leurs côtés.  

 

Jacques Trémintin – Journal de L’Animation ■ n°228 ■ Avril 2022

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
L'ISEMA
  Réussir là où tant échouent ? La systémie face aux incasables L’action sociale a surtout accumulé des échecs face à ces adolescents qui défient tous les dispositifs traditionnels. L’ISEMA démontre que l’approche interactionnelle et stratégique est une solution possible.   Des structures d’accueil pour adolescents en grande difficulté, il en existe déjà. Certaines réussissent, là où d’autres échouent....
Handiclap
Handiclap : de l’intégration par la culture Comment utiliser la culture pour favoriser l’insertion des personnes porteuses de handicap ?Beaucoup s’y sont essayés avec succès. L’exemple du festival Handiclap proposé par l’APAJH 44 en est une nouvelle illustration réunsie. Créée en 1962, l’APAJH s’est surtout fait connaître, pendant ses 40 années d’existence, comme une puissante fédération agissant...
SESSAD ARRIA - Sautron (44)
Agir au plus près de l’enfant : un SESSAD au cœur de l’école Ce qui est banal, dans des pays comme la Belgique, est encore innovant dans notre pays. L’action du SESSAD de l’association ARRIA mérite un coup de projecteur : à quand la multiplication de ce type d’expérience ? Mai 2010, l’Inspection académique des Pays de Loire annonce l’ouverture, à la rentrée septembre, d’une CLIS(1) pour sept enfants ...
Bon Pasteur: du refuge à l’enfer
Dans la lignée de Saint Vincent de Paul, beaucoup de congrégations religieuses se sont données pour objectif de venir en aide aux enfants en danger. L’ordre de notre dame de la charité, plus connue sous le nom du Bon Pasteur fut, au XXème siècle, l’une des principales institutions à accueillir des filles et des adolescentes en difficulté. La publication d’un recueil de témoignages d’anciennes...
Itinéraire découverte 1 - Espagne
Découvrir le monde pour mieux se connaître « Amis des projets déjantés, bonjour ! Aujourd’hui, nous allons nous intéresser à la traversée à pied de l’Espagne sur 1800 kilomètres par un groupe de jeunes en difficulté. » C’est vrai, qu’à première vue, le séjour proposé par « Itinéraire Découverte » est pour le moins assez fou. C’est peut-être pour cela qu’il peut permettre à des adolescents un peu perdus de ...
Pourquoi il ne faut pas rater « Je verrai toujours vos visages »
dans Articles
La justice restaurative relève dans notre pays de la confidentialité. Son ambition ? D’abord, sortir du face à face entre une transgression et le quantum de la peine qui lui répond dans une logique exclusivement rétributive.  Ensuite, démontrer qu’il est possible à la fois de réparer les victimes (que la seule sanction pénale ne permet pas de reconstruire) et de resocialiser l’auteur d’infraction (qui ...
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Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


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« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

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du Journal de l’animation : www.jdanimation.fr
et de mon collègue et ami Didier Dubasque : www.dubasque.org