ACTION SOCIALE ET ÉDUCATIVE
Moniteur éducateur, un professionnel du quotidien
Philippe GABERAN, Patrick PERRARD, érès, 2004, 198 p.
Si le métier d’éducateur spécialisé trouve ses sources dans la prise en charge des enfants porteurs de handicaps, celui de moniteur éducateur est le pur produit des moniteurs d’internat qui se multiplièrent après la seconde guerre mondiale. Les deux professions ont longtemps été mises en rivalité. Au premier, on a réservé la pensée et au second l’action. Pourtant, le moniteur éducateur n’est pas un sous éducateur spécialisé. Les auteurs en font la démonstration tout au long de cet ouvrage
Eduquer sans punir. Une anthropologie de l’adolescence à risques
Roland COENEN, érès, 2004, 132 p.
En 2005, cela fera dix ans que le Tamaris n’aura pas renvoyé un seul adolescent et cinq ans qu’il n’en aura sanctionné aucun. L’auteur, directeur de cette institution bruxelloise pour jeunes en grande difficulté, explique d’emblée que cet abandon de toute menace et de toute sanction est le produit non d’une décision délibérée, mais le fruit des pratiques sociothérapeutiques systémiques de l’équipe. Elles résultent du rejet d’un modèle normatif dénoncé comme producteur des symptômes qu’il cherche ensuite à
Protection de l’enfance. L’action de l’association Olga Spitzer
Michèle BECQUEMIN, érès, 2003, 256 p.
Le secteur social et médico-social est constellé d’associations qui pour n’avoir pas toutes traversé le siècle, loin s’en faut, sont les témoins vivants d’un parcours riche en expériences et en savoir-faire. L’association Olga Spitzer en est un exemple vivant. Elle a pris le nom de l’une des fondatrices et bienfaitrices (elle financera, selon les années, sur ses propres deniers, jusqu’à 60% des charges de fonctionnement) de ce qui s’appellera au début le service social de l’enfance en danger moral. La
Le service social du travail. Avatars d’une fonction, vicissitudes d’un métier
François ABALLEA et Charlotte SIMON, L’Harmattan, 2004, 286 p.
S’il est bien un paradoxe pour l’assistante sociale du travail, c’est d’avoir été en partie à l’origine de la profession et pourtant d’être largement méconnue. Tout commence en effet en 1917, alors que les femmes ont remplacé dans les usines d’armement les hommes encore au front. Albert Thomas, ministre socialiste de la guerre, rend obligatoire pour tout employeur de plus de cent femmes, la présence de surintendantes d’usine. Ce corps spécialisé s’occupe plus particulièrement de
Les écoles de service social 1910-1940
Cyril LE TALLEC, L’Harmattan, 2004, 194 p.
Initialement, la compétence de l’assistante sociale relevait bien plus de ses valeurs intellectuelles et morales que d’une quelconque qualification. C’est la générosité, le sens de l’autre et la vocation dont elle faisait preuve qui lui valait reconnaissance. Mais, très vite, il s’est avéré nécessaire d’améliorer ses connaissances notamment en terme de sciences humaines et d’appropriation des lois sociales qui s’étaient particulièrement complexifiées depuis la vague de grandes réformes initiée par la
Le tiers : protecteur de l’enfant victime
Sous la direction de Marcelle Bongrain, érès, 2004, 150 p.
La loi française attribue aux parents la charge d’avoir à protéger leur enfant. Mais, quand ceux-ci ne peuvent exercer cette mission, le législateur a prévu de désigner à cet effet un tiers : l’administrateur ad hoc. Il est nommé soit par le parquet, soit par le juge d’instruction, soit par la juridiction de jugement. Les conditions qui justifient sa désignation sont très larges. Le magistrat ne va pas forcément chercher un désinvestissement caractérisé de la part des parents ou une
Accueillir les adolescents en grande difficulté. L’avenir d’une désillusion
Claude BYNAU, érès, 2004, 320 p.
Pour s’occuper d’adolescents en grande difficulté, il faut y croire. Ce dont ils ont besoin, ce n’est pas seulement d’une attention et d’un investissement affectif ou de la satisfaction de leurs besoins matériels. Ils sont aussi à la recherche d’adultes qui posent sur eux des rêves et des désirs. Ils peuvent ensuite s’y engouffrer ou au contraire s’y opposer farouchement. Mais, au moins, ils ont de quoi se construire et sur quoi s’appuyer. Pourtant, la lassitude et le découragement sont souvent au
Cahier du soir d’un éducateur
Jean CARTRY, Dunod, 2004, 156 p.
Les feuilles que nous livre Jean Cartry tombent à l’automne d’une vie partagée avec des enfants et des adolescents en grande souffrance. Elles sont pleines d’humour, de sagesse et d’irritation, comme seul peut en écrire celui qui a démontré pendant près de quarante ans que le « faire avec » se situe au centre de la relation éducative et constitue la place originaire et historique de l’éducateur. Il y a tout d’abord cette immense tendresse que l’on perçoit au travers de ces situations qui sont à hurler de
Mourir, vivre... ou survivre? Itinéraire d’un Educateur Spécialisé
Frédéric SPIRA, L’Harmattan, 2004, 474p.
On connaît l’adage éculé qui prétend que les travailleurs sociaux seraient fâchés avec l’écriture. Frédéric Spira aurait-il décidé de démontrer le contraire, qu’il ne s’y serait pas pris autrement. Il nous livre ici dix années de son livre de bord, mettant en scène d’une façon passionnante son expérience d’éducateur spécialisé. Ecrite d’une plume alerte et avec une grande maîtrise, cette mise en récit sait tout particulièrement expliciter ce qu’il y a de si complexe à décrire. Qui vit la relation
Evaluer les besoins des personnes en action sociale. Enjeux, Méthodologie, Outils
Jean-Yves BARREYRE, Carole Peintre, Dunod, 2004, 146 p.
L’action sociale repose sur une évaluation continue des besoins et des attentes des personnes. Mais les outils pour effectuer cette évaluation sont à la fois rares, dispersés et partiels. Parmi les outils disponibles, on compte bien des supports qui permettent de mesurer l’activité soit des services soit des professions du secteur ou encore d’identifier les populations prises en charge (enquêtes sociales) ou les problèmes spécifiques (comme les signalements pour mauvais traitements)