LA FAMILLE
Frères et soeurs, pour le meilleur et pour le pire
Francine KLAGSBURN, Bayard Editions, 1994, 250p.
La relation qui s’établit entre frères et soeurs a de tout temps été idéalisée et érigée en modèle des rapports humain. Et ce au point que notre République a inscrit dans sa devise fondatrice aux côtés de la Liberté et de l’Egalité, la Fraternité. C’est sans voir toute la complexité de la condition fraternelle et passer sous silence ses aspects les plus sombres.
Francine Klagsburn, auteur d’outre-atlantique, a essayé d’y voir un peu plus clair en s’appuyant sur de nombreux témoignages ainsi
Les jeunes dits “cas lourds”
CREAI Rhône-Alpes, 1994, 135 p
Cette étude commandée par la Commission d’Evaluation à l’origine du rapport concernant « L’insertion des adolescents en difficulté » aborde d’une façon tout à fait intéressante la question de ces ’’incasables’’. Ayant interrogé 49 services et établissements et intrewievé 15 de ces jeunes en situation critique, un certain nombre d’hypothèses sont avancées.
Le premier questionnement mis en avant dès les premières lignes concerne le souci de définition. Qu’est-ce qu’un ’’cas lourd’’ ? Un jeune est-il incasable de
Aîe, mes aïeux
Anne ANCELIN SCHÜTZENBERGER, épi, 1994, 204 p.
Ce qui a toujours été utilisé par les médecines traditionnelles commence à être étudié sérieusement par la science moderne: on prend conscience aujourd’hui que les états d’âme des individus (qu’ils soient tristes ou gais, qu’ils se sentent coupables ou plein de ressentiment) influerait sur leur système immunitaire. La mise à jour des neurotransmetteurs supports de ces phénomènes laissent entrevoir des découvertes bien plus étranges encore correspondant à ces transmissions et communications entre
L’adolescence, les années métamorphoses
Victor COURTECUISSE, Stock, 1992, 300 p.
Révolté par le déni des besoins de l’adolescent par un hôpital qui l’accueille en structure d’adultes à partir de 15 ans, le professeur Victor Courtecuisse réussit à ouvrir en 1982 au Kremlin-Bicêtre la première unité de soins spécialisée dans cette classe d’âge.
Pédiatre et praticien de terrain, l’auteur nous propose un regard plein d’humanité sur l’adolescence: on ne peut soigner ces jeunes -affirme-t-il- si on n’a pas le désir sincère de les côtoyer et de les comprendre. Tenter de définir cette
L’adolescence n’existe pas. Histoire des tribulations d’un artifice
P. Huerre, M. Pagan-Reymond, J.M. Reymond, Editions Universitaires, 1990, 255 p.
Deux psychiatres et un professeur de Lettres Modernes ont uni leurs efforts pour dénoncer ce qu ’ils considèrent comme le caractère éminemment relatif et artificiel de cet « entre-deux-âges » qui n’a selon eux rien ni d’universel ni d’incontournable.
Le texte est brillant et fort bien documenté. Le concept d’adolescence y est abordé selon de multiples acceptions. C’est ainsi que sont passés en revue les aspects éthologique (l’absence d’adolescence chez les
L’adolescent face à son corps
Annie Birraux, Bayard Editions, 1994, 204 p.
Voilà un ouvrage incontournable pour toute personne intéressée par la problématique de l’adolescence et soucieuse de répondre aux questionnements que cette classe d’âge pose. Ce sujet fait souvent l’objet de développements assez conventionnels. Annie Birraux, elle, nous propose de superbes pages que l’on se délecte à lire.
Annie Birraux est psychiatre. Elle est aussi psychanalyste. Si elle nous livre ses réflexions concernant les implications de cette école sur la compréhension de l’adolescence
Les enfants dictateurs. Comment ne pas céder à leurs caprices
Fred G. GOSMAN, Le Jour Editeur (Inter Forum, 3-5 avenue Gallieni 94251 Gentilly cedex), 1994, 162 p.
Voilà un ouvrage bien américain. Il est imprégné jusqu’au bout des ongles de ces deux ressorts « bien de chez eux »: le « politically correct » et le « programme ».
Au demeurant, pourtant, cela peut sembler sympathique. L’auteur commence par une critique en règle d’une certaine société de consommation. Certes, on a le réflexe de penser à ces dizaines de millions d’américains vivant en dessous du seuil de pauvreté. Mais les réflexes dénoncés
Laissez-les faire des bêtises. Plaidoyer pour l’enfant par un pédiatre d’aujourd’hui
Hélène DE LEERSNYDER, Réponses/Robert Laffont, 1994, 256 p.
On pourrait résumer cet ouvrage par un cri du coeur qui s’identifierait à un vibrant « mais enfin, lâchez leur donc les baskets ! »
L’auteur est pédiatre. C’est dire si elle en voit défiler des gamins dans son cabinet: en moyenne 2.000 par an. Alors, à force, ça vous donne l’oeil vif et le regard perçant. Bien sûr, chaque enfant est unique, mais il y a des signes qui ne trompent pas: sa façon de s’asseoir ou de s’installer tranquillement pour jouer, sa manière de répondre aux