Ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain

Il est des combats qui relèvent de l’universel. Ne les cloisonnons pas !

On assiste aujourd’hui à une saine et bienvenue libération de la parole. On dénonce les agressions quotidiennes contre les femmes banalisées par des millénaires de patriarcat. On s’insurge contre les discriminations raciales. On condamne le passé colonial de notre pays accusé de crimes contre l’humanité. On critique le traitement inégal vécu par des minorités en raison de leur orientation sexuelle. On s’attaque aux statues érigées en l’honneur de personnages historiques coupables de massacres ou d’infamie.

Un même combat

Il faut écouter celles et ceux qui ayant subi tant d’humiliations et d’injustices, en rentrant les épaules, relèvent la tête. Et il est parfois nécessaire que les victimes se réunissent entre elles, pour se sentir autorisées à témoigner de leur vécu. Mais, élever au rang de revendication émancipatrice leurs regroupements « non mixtes », où elles sont seules à se retrouver, constitue une dérive malvenue. On peut être non racisé, homme, hétérosexuel et n’avoir jamais été colonisé, tout en se sentant profondément solidaire et surtout concerné par la lutte contre les discriminations subies par les minorités. Quelle plus belle image que celle donnée par un Johny Clegg, chanteur blanc entouré de musiciens noirs, faisant le tour des scènes de spectacles du monde lors de la décennies 80, pour protester contre régime de l’apartheid en Afrique du sud ?

 

Jacques Trémintin – Journal de L’Animation ■ n°224 ■ Janvier 2022

A chacun de vos passages sur la page d'accueil, un choix aléatoire de textes archivés s’affiche :
La souffrance d’une victime
dans Articles
Il est des témoignages que l’on doit accueillir avec humilité et respect. Celui de Bruno Questel en fait partie. D’une voix hésitante, le visage ravagé par la souffrance, son émotion risquant à tout moment de le submerger, il se refuse à détailler ce qu’il a subi à 11 ans de la part d’un ami de ses parents. Il a voulu à 40 ans de distance parler « pour toutes celles et tous ceux qui subissent ». S'il a ...
Le DEAT: victime de son succès?
Quand un dispositif répond aux besoins trop importants qui émergent du terrain, il peut lui arriver qu’il soit lui-même mis en difficulté. Comme un peu partout en France, le département de Haute Savoie était confronté aux mêmes difficultés d’un jeune public de plus en plus complexe, mettant à mal les dispositifs de prise en charge, qu’ils relèvent de la justice des mineurs, de la protection de ...
Innovation audacieuse : la médiation parent enfant
Le secteur socio-éducatif et médico-social regorge d’expérimentations qui préfigurent le paysage de demain. Illustration avec la médiation parents-enfant lancée par Enfance et famille, une association de Saint Nazaire. Maxime a 16 ans. Il est en conflit avec un père peut-être un peu trop exigeant, pour ne pas dire rigide. Sa mère est la seule à pouvoir encore dialoguer avec lui. Elle est le ...
De la radicalisation au terrorisme : Focus sur l’islamisme
dans Articles
Si les suprématistes blancs et les islamophobes extrémistes commettent aussi des attentats meurtriers, les islamistes sont parmi les plus acharnés des fanatiques à perpétrer des actes terroristes dont les premières victimes sont les musulmans eux-mêmes. Les terroristes islamistes se donnent pour projet d’imposer par l’ultra-violence leur modèle politique de société. Ce qu’ils ont déjà appliqué ...
Toxicomanie - Martinique (97)
La Martinique - Au-delà de la carte postale Commençons par planter le décor. La Martinique, ses 28°-30 ° tout au long de l’année, son eau à 25°, même en plein mois de janvier, ses cocotiers, ses plages de sable blond (ou noir sur les terres volcaniques). Cette île accueillante attire chaque année des dizaines de milliers d’européens et de nord-américains. Ce sont d’abord ces charters plein de...
Écrasons l’infâme
Dix jours après l’assassinat de Samuel Paty, la colère ne s’apaise pas. Au-delà de la peine, de l’effroi et du ressentiment qui animent bien d’entre nous, ce qui se joue c’est la détermination à surtout ne pas baisser la tête et à résister à ce fanatisme qui est passé à l’acte. Pour autant, même si les travailleurs sociaux font partie des cibles potentielles désignées par DESH, nous devons ...


Mes livres

En mars 2023, j’ai publié aux éditions érès « Fragments de vie d’un référent ASE ». J’y décrivais, à travers 157 vignettes, le quotidien d’un professionnel de cette administration en charge dans notre pays de la protection de l’enfance 




En septembre 2024, j’ai publié aux éditions EHESP « 100 idées reçues sur l’Aide sociale à l’enfance ». Je tentais de répondre à des idées reçues, des préjugés et des contre-vérités ambiantes portant sur cette administration



En décembre 2025, je publie chez Chronique sociale « 50 nuances d’enfants en danger ». Je me lance dans de pures fictions, inspirées par ma pratique professionnelle, dans lesquelles je décris des idéal-types des situations les plus fréquentes rencontrées en protection de l’enfance. Je mets en scène un(e) mineur(e) ou jeune accompagné(e) est son accompagnateur ou accompagnatrice, chacun(e) décrivant de sa place la situation vécue. Il s’agit bien de propos imaginés, ils sont réalistes avec des personnages inventés mais crédibles.


SE PROCURER LE LIVRE


« Bienvenue sur le site de Jacques Trémintin, travailleur social qui n’a cessé d’écrire. Référent à l’aide sociale à l’enfance de 1992 à 2020, partie prenante de Lien Social de 1995 à 2023, contributeur au Journal du droit des jeunes de 1995 à 2017, pigiste dans le Journal de l’animation depuis 1999… l’accompagnement des enfants et familles, le maniement de la plume ou du clavier, l’animation de colloques ou de formations répondent au même plaisir de transmettre. Ce que fait aussi ce site, dont le contenu est à libre disposition à une seule condition : savoir garder son esprit critique et ne rien considérer d'emblée comme vrai ! »

Retrouvez les sites

du Journal de l’animation : www.jdanimation.fr
et de mon collègue et ami Didier Dubasque : www.dubasque.org